Sandrine Salerno https://www.sandrinesalerno.ch/site Conseillère administrative, Ville de Genève Wed, 22 Mar 2017 14:46:10 +0000 fr-FR hourly 1 Semaine d’actions contre le racisme : la Ville s’engage contre les discriminations au travail https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/semaine-dactions-contre-le-racisme-la-ville-sengage-contre-les-discriminations-au-travail/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/semaine-dactions-contre-le-racisme-la-ville-sengage-contre-les-discriminations-au-travail/#respond Wed, 22 Mar 2017 14:44:26 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=22674 Le constat est sans appel ; révoltant. Pour celles et ceux qui cherchent un travail, porter un patronyme à consonance étrangère, avoir la peau un peu plus foncée que la mienne ou avoir obtenu un diplôme dans un autre pays constituent de véritables obstacles. A Genève, comme dans le reste de la Suisse, le marché de l’emploi demeure ainsi la sphère sociale dans laquelle s’observent de la manière la plus prégnante des discriminations. Avec des conséquences socio-économiques graves pour les personnes concernées.

Pour dénoncer les mécanismes d’exclusion et d’intolérance à l’œuvre, la Ville de Genève a décidé, en partenariat avec le canton, de placer la Semaine d’actions contre le racisme 2017 sous le thème des discriminations au travail. Un événement qui fait écho aux engagements plus larges de la commune, qui travaille tout au long de l’année pour promouvoir et défendre la diversité sur le territoire municipal.

Depuis hier et jusqu’à dimanche, de nombreuses activités sont proposées. Il y a bien sûr des tables-rondes et des rencontres avec des expert-e-s. Mais aussi des projections et des ateliers pour les plus jeunes, des lectures, des spectacles, des improvisations. Et puis, parce la lutte contre les discriminations nous concerne toutes et tous, la journée de dimanche sera plus particulièrement participative et offrira la possibilité à toutes les personnes intéressées de réfléchir à des solutions, de partager des expériences et des idées, de formuler des pistes d’action pour l’avenir. Une belle occasion de construire ensemble une société ouverte, riche de ses différences et de sa pluralité.

Le programme complet de cette semaine d’action peut être consulté ici. Allez y faire un tour, cela en vaut vraiment la peine.

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Semaine de l’égalité : Ne nous libérez pas, on s’en charge https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/semaine-de-legalite-ne-nous-liberez-pas-on-sen-charge/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/semaine-de-legalite-ne-nous-liberez-pas-on-sen-charge/#respond Thu, 09 Mar 2017 13:51:32 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=21567 Du 6 au 12 mars, la Ville de Genève propose au public genevois une Semaine de l’égalité intitulée «Ne nous libérez pas, on s’en charge ! Un voyage à travers l’égalité, le genre et les féminismes dans le monde ». Entre ateliers pour les classes, conférences, spectacles, projections de films, tables-rondes et rencontres avec des auteur-e-s , des militant-e-s et des expert-e-s des questions de genre, cet événement est une invitation à découvrir les mobilisations pour l’égalité et les droits des femmes à travers le monde, à se décentrer et à remettre en question ses préjugés sur le genre, la diversité et l’altérité.  

Dans le contexte actuel, il est essentiel, de pouvoir disposer d’espaces de discussion, de réflexion, de remise en question comme ceux proposés tout au long de cette Semaine. En effet, si des progrès ont certes été réalisés ces dernières années en matière d’égalité entres les femmes et les hommes, la lutte contre les discriminations de genre reste indispensable et les efforts ne doivent être relâchés sous peine de voir des droits acquis reculer brutalement. Il suffit de citer la dépénalisation des violences domestiques en Russie, les attaques sur le droit à l’avortement en Pologne, le contexte politique aux Etats-Unis ou encore les restrictions budgétaires qui mettent à mal les politiques sociales et de lutte contre les discriminations un peu partout en Europe, pour se rappeler que le contexte global actuel n’est favorable ni aux femmes, ni aux personnes LGBTIQ, ni d’ailleurs à d’autres groupes discriminés.

Il est donc important de rester vigilant-e, de continuer à travailler à tous les niveaux, localement et globalement, d’enrichir nos pratiques et nos manières d’agir contre les discriminations, notamment en tenant compte de l’articulation des différentes formes de discriminations, et de s’engager avec conviction et énergie pour une société véritablement égalitaire.

La Semaine de l’égalité 2017 s’inscrit dans cette démarche. Elle permet d’écouter, de se délester de ses préjugés, d’apprendre des expériences des un-e-s et des autres et de s’inspirer des multiples formes d’engagement qui existent, ici et ailleurs.

Cet événement est le fruit de l’engagement et de la collaboration entre la Ville de Genève et ses partenaires : Amnesty international, Bloom and Boom, la Marche mondiale des femmes, la Fédération genevoise de coopération, le FIFDH, le Service égalité et l’Institut des Etudes genre de l’Université de Genève ainsi que le Centre genre de l’Institut de hautes études internationales et du développement. Je les remercie très chaleureusement pour leur participation à ce projet, ainsi que tous et toutes les intervenant-e-s, auteur-e-s, militant-e-s, artistes, chercheurs ou chercheuses impliqué-e-s dans les divers moments de la Semaine.

Ce soir, à 19h00, une table-ronde est organisée à la Bibliothèque de la Cité sur le thème «Féminismes d’ici et d’ailleurs: regards sur la diversité des luttes pour l’égalité». Une occasion de questionner les points de convergences et de divergences entre les différents courants et les différentes formes d’engagement, ainsi que sur les manières de se rassembler et de porter des revendications sur la scène politique, tant au niveau international que local. J’espère vous y voir nombreuses et nombreux!

Pour plus d’informations : http://www.ville-ge.ch/egalite/index.html

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1967 – 2017 : Genève fête les 50 ans de son engagement solidaire https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/1967-2017-geneve-fete-les-50-ans-de-son-engagement-solidaire/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/1967-2017-geneve-fete-les-50-ans-de-son-engagement-solidaire/#respond Thu, 02 Mar 2017 10:22:52 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=20931 Cette année, la Ville de Genève célèbrera les 50 ans de son action en matière de solidarité internationale. Comme je l’expliquais ici, c’est en effet en 1967 qu’est apparue dans le budget communal une ligne dédiée à «l’aide aux pays en voie de développement».

Pour célébrer comme il se doit cet anniversaire, plusieurs événements seront organisés au cours de l’année ; j’aurai l’occasion d’y revenir dans ces pages. En parallèle, j’ai décidé de vous présenter chaque mois dans mon blog quelques projets soutenus par la Ville de Genève au cours des dernières années.

L’objectif de ces billets sera de rappeler que derrières les chiffres – parfois abstraits, toujours réducteurs – se trouvent de vrais et beaux projets, développés par des acteurs engagés, qui améliorent concrètement les conditions de vie d’hommes, de femmes et d’enfants à travers le monde. Au fil des semaines, je vous parlerai donc du peuple Yanomami au Brésil, de la faible scolarisation au Bénin, des questions d’approvisionnement en eau dans les montagnes cambodgiennes ou encore de la protection des femmes défenseurs des droits humains. On verra comment des projets pensés par des structures genevoises en partenariat avec des entités locales peuvent concrètement changer les choses. Et que grâce à une contribution somme toute minime (oui, car 0.6% de notre budget, ce n’est au final pas grand chose), la Ville de Genève participe à construire un monde meilleur et à sauver des vies.

A travers ces billets, on découvrira également la diversité des acteurs qui s’engagent dans notre cité. C’est d’ailleurs l’une des particularités de notre ville, qui s’est édifiée et a prospéré grâce à son ouverture au monde. La solidarité internationale n’est ainsi pas le seul fait d’ONG reconnues ou de grandes organisations professionnelles. Il y a également à Genève de nombreuses petites associations, souvent composées de bénévoles, parfois créées dans un village ou autour d’un ami, qui entretiennent un lien particulier avec une région et qui s’engagent avec conviction. Des écoles aussi, qui en plus des mathématiques et de la biologie, enseignent à leurs élèves des valeurs humanistes et leur permettent de mener à bien des projets de coopération. Et même des services municipaux, qui souhaitent mettre leur savoir-faire à disposition d’autres villes au Sud. En fait, à Genève, la solidarité est un peu partout. Et c’est aussi pour cette raison que nous pouvons être fiers de notre ville.

En cette année symbolique, j’aurai à cœur de rappeler cette vocation solidaire de Genève. Parce qu’en 2017, peut-être encore plus qu’en 1967, nous avons le devoir d’y être fidèle.

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Genève est la deuxième ville la mieux gérée de Suisse https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/01/geneve-est-la-deuxieme-ville-la-mieux-geree-de-suisse/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/01/geneve-est-la-deuxieme-ville-la-mieux-geree-de-suisse/#respond Tue, 24 Jan 2017 08:40:20 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=15546

cc Stéphane Pecorini

Excellente nouvelle pour débuter cette année 2017 : la Ville de Genève arrive en deuxième position du comparatif annuel établi par l’Institut des hautes études en administration publique (IDEHAP) et PME Magazine sur la santé financière des villes suisses, juste derrière Neuchâtel. Avec une note de 5.92 sur 6, Genève réalise même le quatrième score absolu depuis l’existence de ce classement !

Que dit dans le détail cette étude ? La Ville réalise d’excellentes performances sur tous les indicateurs. Elle autofinance ainsi plus que complètement (138%) ses investissements, ce qui lui permet de diminuer sa dette. L’intérêt moyen de cette dette est d’ailleurs stable, démontrant une bonne gestion de la trésorerie. Les revenus de la Ville couvrent parfaitement ses charges (103%). Et les dépenses sont bien maîtrisées, puisqu’elles n’augmentent pour ainsi dire pas.

Après des résultats en demi-teinte lors des deux exercices précédents, principalement en raison des dépenses liées à la recapitalisation de la Caisse de prévoyance de la Ville (CAP), la Ville de Genève renoue avec le haut du classement et démontre une nouvelle fois que ses finances sont solides. De quoi relativiser les discours alarmistes.

A celles et ceux qui n’ont de cesse de peindre le diable sur la muraille, je répète depuis plusieurs mois que la Ville est bien gérée. J’explique aussi qu’avec mes équipes, nous travaillons au quotidien pour assurer à la population des finances saines et permettre à l’administration de délivrer des prestations de qualité. Je rappelle enfin l’objectif politique qui est le mien depuis 2007 et auquel je n’ai pas dérogé : être financièrement et socialement responsable. Aujourd’hui, l’étude de l’IDEHAP apporte une nouvelle preuve de cette santé financière. J’espère qu’elle permettra à chacun-e de se rassurer et d’envisager plus sereinement l’avenir.

Pour plus d’informations sur les résultats de la Ville de Genève, vous pouvez télécharger l’étude complète de l’IDEHAP ici et/ou consulter l’article de PME Magazine ici.

 

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50 ans de la solidarité internationale en Ville de Genève: nous ne sommes qu’à un pas du 0.7% https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/12/50-ans-de-la-solidarite-internationale-en-ville-de-geneve-nous-ne-sommes-qua-un-pas-du-0-7/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/12/50-ans-de-la-solidarite-internationale-en-ville-de-geneve-nous-ne-sommes-qua-un-pas-du-0-7/#respond Tue, 06 Dec 2016 13:51:37 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=11312 Cette fin d’année 2016 marque une date importante pour la solidarité internationale en Ville de Genève: c’est en effet le 6 décembre 1966 que le Conseil municipal (CM) votait, à l’unanimité, une nouvelle ligne budgétaire dotée de 100’000 francs pour «l’aide aux pays en voie de développement». Une somme qui correspondait alors à environ un pour mille du budget de la Ville.

En 1966, le conseiller municipal Jean Ziegler expliquait avec force et conviction que le vote de cette ligne budgétaire était vital ; qu’à chaque instant, des enfants mouraient de faim et qu’il était indécent de discuter trop longtemps de cette proposition, alors même qu’un amendement de la droite voulait la conditionner au fait que les comptes de la Ville soient bénéficiaires. Il y a 50 ans, Jean Ziegler avait raison ; aujourd’hui, Jean Ziegler a encore raison.

Comme lui, j’estime que la solidarité internationale est une nécessité. Alors que des centaines de millions de personnes sont confrontées à des crises sanitaires, à des catastrophes climatiques et à des conflits meurtriers, la solidarité internationale relève clairement de notre responsabilité de ville prospère à l’égard des collectivités en lutte pour leur survie et leur développement. Elle s’inscrit également dans l’héritage séculaire et l’identité même de notre ville, à la fois siège de nombreuses organisations internationales et non gouvernementales, mais également cité ouverte et multiculturelle qui accueille de très nombreuses communautés étrangères, qui cultivent toutes à leur manière des liens avec leur pays d’origine. Elle traduit enfin une certaine relation avec le reste du monde; elle est l’expression de notre conscience de l’unité de l’humanité.

Depuis 1967, la solidarité internationale en Ville de Genève a beaucoup évolué, en termes à la fois qualitatifs et quantitatifs. La création, en 2011, de la Délégation Genève Ville Solidaire (DGVS) représente un jalon important, qui a notamment permis de mettre en place une équipe de collaborateur-trice-s spécialisé-e-s dans l’accompagnement et le suivi des projets. A bien des égards, la gestion de la solidarité internationale municipale s’est professionnalisée, a gagné en cohérence et en efficacité. Tout au long de son cheminement, la Ville a eu la chance de pouvoir collaborer avec la Fédération genevoise de coopération (FGC). Elle a ainsi pu s’appuyer sur l’expérience de personnes qui connaissent la réalité du terrain et qui ont un lien privilégié avec un pays ou une région concernée. Cette collaboration entre les expert-e-s de la DGVS, les associations relais à Genève et les acteur-trice-s du développement sur le terrain a été et est toujours fondamentale pour assurer que les financements correspondent aux besoins et donnent les fruits escomptés.

Depuis 2011, année où la gestion de la solidarité internationale a rejoint mon département, l’augmentation du budget dans ce domaine a été significative: il est passé de 4,5 millions de francs à 6 millions en 2016, soit 0.6% du budget municipal. Cette hausse traduit une volonté politique ferme : atteindre d’ici la fin de la législature le seuil des 0.7%. Pour se rapprocher de cet objectif, le Conseil administratif propose pour le projet de budget 2017 une augmentation de 250’000 francs.

Alors que nous célébrerons en 2017 les 50 ans de la solidarité internationale en Ville de Genève, le Conseil municipal a l’occasion lors du vote du budget le 10 décembre prochain de procéder à un choix important, à forte portée symbolique. Pour Genève et en l’honneur de son histoire, pour toutes celles et tous ceux qui s’engagent dans la construction d’un monde plus équilibré, pour sauver des vies et permettre aux plus pauvres, aux plus fragiles, de se bâtir un avenir digne de ce nom, j’espère de tout cœur que le CM votera cette augmentation des fonds.

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La Journée internationale la plus utile : pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/11/la-journee-internationale-la-plus-utile-pour-lelimination-de-la-violence-a-legard-des-femmes/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/11/la-journee-internationale-la-plus-utile-pour-lelimination-de-la-violence-a-legard-des-femmes/#respond Fri, 25 Nov 2016 09:30:40 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=9369 Ce 25 novembre est la « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ». On se moque parfois de ces journées internationales que personne ne remarque, mais celle-là est l’une des plus pertinentes et ne devrait pas passer inaperçue.

Difficile de trouver un fléau plus universel et plus sournois. La violence à l’égard des femmes échappe souvent à l’attention publique puisqu’elle se produit dans l’espace domestique. Elle n’en est que plus destructrice pour les victimes, pour leurs enfants et leur entourage. C’est une tâche politique majeure de la combattre et de l’éliminer.

A Genève, un grand nombre d’associations mènent actuellement une campagne sous le slogan « ça veut dire non », avec le soutien notamment de la Ville de Genève. Cette campagne affirme une évidence toute simple : qu’il y a mille manière de signaler son refus et que quelle que soit la manière, il doit être respecté. Quel que soit le lieu, quel que soit le partenaire, quelles que soient les circonstances, non c’est non. L’ignorance de ce geste de refus est un viol de l’intimité de la personne.

La campagne « ça veut dire non » rappelle ce qui devrait aller de soi : le respect de l’intégrité du corps des femmes, du désir des femmes, de leur consentement. Elle rappelle que rien ne doit ni ne peut jamais justifier la contrainte. Or, il subsiste dans notre culture un potentiel intact de violence à l’égard des femmes.

C’est pourquoi, il est urgent et nécessaire que la législation fédérale soit enfin adaptée et que la distinction absurde entre viol et contrainte sexuelle soit supprimée. L’enjeu concerne la juste répression de toute forme de violence sexuelle, seule voie pour combattre légalement la culture implicite du viol qui n’a pas disparu de notre pays.

S’il est souvent difficile de dénoncer un viol, et encore plus de faire condamner le coupable, il est encore plus délicat de se défendre d’une violence sexuelle dans l’intimité. La campagne « ça veut dire non » attire l’attention aussi sur cette dimension parfois dangereuse de nos relations intimes. Là aussi, il y a l’expression de rapports de force le plus souvent défavorables aux femmes. Ainsi, l’intimité devient aussi un enjeu politique, et c’est heureux. L’intégrité des femmes doit être protégée partout parce que la violence peut s’exercer partout.

C’est pourquoi la Ville s’associe à la campagne « ça veut dire non ». Cette campagne est portée par un très grand nombre de partenaires dont je salue le courage et la persévérance. Il faut bien ça pour transformer les comportements et les sensibilités.

Ce 25 novembre a lieu une table ronde dans le cadre du festival Les Créatives sur le label « We can dance it », qui attire l’attention sur les comportements sexistes dans les lieux festifs. Plus d’informations sur le site : www.caveutdirenon.ch

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Migrations – pour une politique de l’hospitalité https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/11/migrations-politique-hospitalite/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/11/migrations-politique-hospitalite/#respond Thu, 24 Nov 2016 15:38:57 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=9310 La Ville de Genève propose dans son projet de budget 2017 une enveloppe de 500’000 francs pour renforcer l’accueil et l’intégration des migrants nouvellement arrivés. Non seulement nous avons largement les moyens de faire face au défi actuel des migrations, mais nous pouvons et devons être fiers de notre capacité d’accueil.

Nos sociétés développées et postindustrielles peinent à affronter le défi des migrations. Cette réalité incontournable suscite des craintes et des crispations dans la plupart de nos pays et l’opinion selon laquelle nous n’aurions plus les moyens d’accueillir les migrant-e-s semble majoritaire. Même la fameuse phrase d’Angela Merkel « nous le réussirons » (« wir schaffen das ») à propos de l’accueil des réfugiés syriens en 2015 exprime aussi la difficulté à surmonter. C’est paradoxal pour deux raisons : d’abord parce que ce sont précisément nos sociétés qui ont le plus de moyens pour accueillir les migrants, qui ont les institutions les plus solides et les moyens financiers suffisants pour consentir cet effort. Ensuite parce que notre démographie déclinante pose, à l’horizon de 2030 déjà, un gros problème de manque de main d’œuvre et que, par conséquent, l’immigration est non seulement une chance, mais encore une nécessité pour l’avenir de nos infrastructures, de notre système économique, social et culturel.

Comment affronter cette double difficulté ? Comment préparer notre pays à l’accueil des migrants tout en apaisant les craintes que cela suscite ? Comment sortir de la mise en opposition stérile des « vrais » réfugiés et des migrants économiques ? Et surtout : comment évoluer en direction d’une culture de l’hospitalité et quitter la culture de la défiance à l’égard de l’étranger qui domine depuis une bonne génération les débats dans notre pays ?

Il est certain que les migrations ne doivent pas être considérées comme de simples transferts de population au service des besoins des entreprises – une telle vision purement économique ignore les différences entre les hommes, la distance linguistique, culturelle et sociale, bref, elle ignore que l’intégration est une tâche collective complexe. L’intégration d’un grand nombre de migrants constitue un défi sur plusieurs plans, autant pour les personnes exilées que pour celles et ceux qui les accueillent : économique parce que les places de travail disponibles ne correspondent pas forcément aux profils professionnels des exilés ; éducatif parce qu’il s’agit d’offrir des formations adéquates à un grand nombre de personnes et intégrer efficacement leurs enfants (qui ne parlent le plus souvent pas le français) dans nos écoles ; social parce que la participation aux réseaux sociaux ne va pas forcément de soi ; enfin, c’est aussi un défi culturel puisque les coutumes et les habitudes peuvent être très différentes. En disant que nous avons, nous en Suisse, les moyens de réussir l’intégration des migrants, je ne veux pas dire que le processus va de soi. Mais il faut tout de même se rappeler que la Suisse a une tradition d’au moins 150 ans d’intégration des différences, en particulier linguistiques et religieuses. Et si l’on regarde les faits, l’accroissement démographique de notre pays depuis deux générations est dû presque uniquement à l’immigration. Ainsi, non seulement nous pouvons faire face, mais encore cet effort est bénéfique à tous les points de vue. Il faut voir à quelles conditions.

Finalement, en quoi consiste réellement le processus d’intégration ? Il suppose des relations personnelles, la médiation d’institutions telles que l’école, les entreprises, les associations, ainsi que le voisinage. A chaque fois qu’il existe des relations personnelles, le processus se passe naturellement. Le défi politique est donc de rendre possible et d’aménager un tissu de relations concrètes pour que chacun soit responsable pour un aspect et que le processus devienne une fierté pour chacun. Une fierté pour la maîtresse ou le maître d’apprentissage qui forme un adolescent réfugié, pour la militante ou le militant d’association qui accompagne une famille migrante, pour la fonctionnaire qui instruit un dossier de naturalisation, etc.

Les collectivités publiques locales peuvent faire beaucoup pour faciliter ces processus. Rien ne remplace les relations personnelles, mais encore faut-il les faire naître. C’est pourquoi la Ville a inscrit dans son projet de budget une ligne spécialement destinée à l’intégration des migrants. Cette politique permettra notamment de favoriser l’apprentissage du français et les échanges linguistiques, d’encourager l’insertion des réfugié-e-s (Permis F et N) sur le marché de l’emploi et la mobilité sociale, de faciliter la participation citoyenne des primo-arrivants (création d’associations, etc.) et l’intégration des 2e et 3e générations. C’est toute une palette de mesures qui ne se substituent pas aux processus sociaux déjà à l’œuvre dans nos quartiers mais qui les renforcent et les multiplient.

Nous pouvons être suffisamment conscients et fiers de notre héritage et de notre identité pour s’engager à les mettre en partage avec d’autres. L’étranger oblige à savoir qui nous sommes, pour l’accueillir et l’enseigner de nos habitudes et de nos valeurs. Si l’on se sent exclu de la collectivité, si l’on a l’impression que nos manières de vivre sont dénigrées, il est plus difficile de faire preuve d’hospitalité. Tout comme il est douloureux de quitter sa terre, sa ville, son entourage pour reprendre sa vie à neuf ailleurs, il est angoissant de se sentir dépossédé de son appartenance. Le chez-soi, la familiarité de ce qu’on appelle en allemand « Heimat », ou en anglais « home », est nécessaire à chacun. On peut se sentir étranger chez soi, c’est un sentiment qu’il faut prendre au sérieux.

Or justement, l’exilé est par définition celui qui a concrètement perdu son chez-soi et pour qui la tâche est de prendre racine ailleurs. En aidant les migrants à faire pousser de nouvelles racines, nous pouvons justement prendre conscience plus clairement de nos propres valeurs et de notre propre appartenance au pays. Une telle prise de conscience est liée aux potentialités de l’avenir plus qu’à un passé fantasmé, puisqu’elle a lieu en dialogue avec l’autre. L’identité ainsi reconquise est dès lors à la fois plus souple et plus forte.

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Stopper la marchandisation généralisée https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/10/stopper-la-marchandisation-generalisee/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/10/stopper-la-marchandisation-generalisee/#respond Fri, 07 Oct 2016 08:21:07 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=6002 A l’occasion de la grande manifestation unitaire de ce samedi 8 octobre à Berne contre le projet d’accord TiSA, il est utile de rappeler quelques bonnes raisons de résister à la marchandisation généralisée de notre monde.

L’accord TiSA se négocie depuis 2012 entre l’Union européenne et les USA. Il consiste en résumé à marchandiser les services, et donc à instaurer une concurrence entre prestataires publics et prestataires privés. Toute prestation publique pourrait être contestée par un organisme privé proposant la même prestation sous le prétexte d’une concurrence déloyale.

La logique qui préside à ce projet consiste à postuler que tout objet, toute relation, toute prestation a vocation à devenir marchandise, c’est-à-dire à être quantifiée par une valeur commerciale chiffrée. Or les services publics tels que la santé, l’énergie, la formation ou encore la sécurité correspondent à des besoins humains fondamentaux et sont nécessaires pour garantir le plein exercice des droits sociaux et de la citoyenneté.

Mais il y a un enjeu supplémentaire dont il faut tenir compte : la marchandisation généralisée présuppose que les ressources sont infinies et qu’on pourra toujours multiplier le nombre des objets disponibles pour l’échange commercial. Or l’accord de Paris sur le climat consacre la prise de conscience de la finitude des ressources de notre planète. Le postulat même de ce type d’accord de libéralisation de tous les échanges est contraire à l’esprit des accords si vitaux pour l’avenir de notre maison commune.

Ce qu’on observe depuis la fin du siècle passé est une sorte de fuite en avant au nom de la croissance économique à tout prix. Mais même ce but-là est raté : la libéralisation des échanges a conduit ces dernières années à des crises financières qui sont des freins à une croissance durable et saine de l’économie.

J’espère vivement que les gouvernements impliqués entendront enfin la voix de celles et ceux qui partout en Europe pour la défense d’un authentique service public.

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Prestations publiques : La ville est à vous, un succès grandissant qui l’oblige à se réinventer https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/05/prestations-publiques-la-ville-est-a-vous-un-succes-grandissant-qui-loblige-a-se-reinventer/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/05/prestations-publiques-la-ville-est-a-vous-un-succes-grandissant-qui-loblige-a-se-reinventer/#respond Wed, 11 May 2016 09:24:05 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=5989 Des habitant-e-s qui vendent leur vaisselle et leurs tapis, des odeurs alléchantes de plats venus des quatre coins du monde, des concerts de jazz ou de musiques africaines, des stands de maquillage pour les enfants et des milliers de personnes qui flânent et se rencontrent : vous êtes au cœur d’une manifestation de la ville est à vous ! Lancées en Ville de Genève en 2004, ces manifestations participatives et conviviales permettent aux habitant-e-s de la commune de se réapproprier l’espace public. Le temps d’un week-end, les Genevois-es créent l’animation dans leurs rues et deviennent les acteur-trice-s d’un événement qui se veut à contre-courant du modèle dominant.

Année après année, la ville est à vous s’est imposée comme un rendez-vous incontournable et attire une population toujours plus nombreuse : en 2015, plus de 22’200 personnes ont activement participé à l’une ou l’autre des 11 manifestations (comme organisateur-trice-s, bénévoles ou en proposant un stand), tandis que 236’000 chineur-euse-s et spectateur-trice-s s’y sont retrouvé-e-s.

Mais aujourd’hui, le succès de cette manifestation est tel qu’il est devenu un véritable défi en termes d’organisation. En effet, comment concilier fête de quartier et ouverture à un public toujours plus nombreux? Comment maintenir la convivialité et l’ambiance familiale dans des manifestations qui attirent des milliers de personnes? Comment garantir la sécurité et le respect des conditions de participation alors qu’il est difficile de mobiliser les bénévoles nécessaires au bon déroulement des fêtes? A ces questions, essentielles, s’ajoutent celle du financement. Car aujourd’hui, les ressources financières ne permettant plus de répondre aux demandes croissantes des nouveaux comités d’habitant-e-s qui souhaitent organiser une fête de rue.

Après 12 années d’existence, la ville est à vous doit donc se réinventer, redéfinir son mode d’organisation et de fonctionnement, s’interroger sur ses finalités et ses ambitions. Pour mener cette réflexion, mon département a mandaté le Laboratoire de sociologie urbaine de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. L’ADN de cet événement étant la participation de tous et toutes, la réflexion est conduite en concertation avec l’ensemble des partenaires de la ville est à vous: les comités de quartier organisateurs, les différents services de la Ville ainsi que les départements de l’Etat impliqués. Un travail de fond donc, qui s’achèvera à l’automne 2016.

En attendant les conclusions de ce travail, l’année 2016 sera une année de transition : les manifestations seront plus petites, moins de rues seront fermées à la circulation et toutes ne disposeront pas de vide-grenier. A la place, des animations ludiques et culturelles seront proposées.

Parfois, il vaut la peine de prendre un peu de recul, de faire une pause, pour ne pas perdre des yeux ses objectifs ; et pour revenir encore plus fort. Cela n’empêche pas la Ville est à vous de continuer à vivre : elle vous donne d’ailleurs rendez-vous dès ce week-end dans le quartier de Saint-Gervais.

Pour consulter le programme complet de l’édition 2016 : http://www.ville-ge.ch/lavilleestavous/

 

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Prestations publiques : un soutien fort à la Genève internationale https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/04/prestations-publiques-un-soutien-fort-a-la-geneve-internationale/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/04/prestations-publiques-un-soutien-fort-a-la-geneve-internationale/#comments Tue, 26 Apr 2016 11:22:11 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=5983 Depuis la fin du 19ème siècle et l’implantation du Comité International de la Croix-Rouge sur son territoire, Genève se distingue par son rôle de ville-hôte. Actuellement siège de 33 organisations et institutions internationales, elle accueille également plus de 300 ONG ainsi que les représentations permanentes de 173 Etats membres de l’ONU. Chaque année, 2’700 conférences se tiennent à Genève et réunissent plus de 220’000 délégué-e-s venu-e-s du monde entier. A cela s’ajoutent encore 4’400 visites annuelles de chefs d’Etat ou de gouvernement et de ministres et d’autres dignitaires.

Aujourd’hui, Genève constitue donc l’un des premiers pôles de gouvernance mondiale et incarne un engagement international fort en faveur de l’humanité.

La Genève internationale a également un impact positif majeur sur les finances publiques et l’économie genevoise : elle assure plus de 50’000 emplois directs, indirects et induits (soit plus de 14% du total des emplois du canton) et les dépenses directes des OI, ONG et missions permanentes s’élèvent à 3,3 milliards de francs. Quant aux recettes fiscales en lien avec la Genève internationale, elles s’élèvent à 634,2 millions, dont 68,5 millions pour la Ville, 414,6 millions de francs pour le Canton et 151,1 millions pour la Confédération.

C’est donc peu dire que Genève tient à sa composante internationale, qui a façonné son identité multiculturelle, la nourrit de son expertise et lui offre une visibilité mondiale. C’est consciente de cet apport unique et précieux que la Ville de Genève s’engage pour améliorer les conditions cadres d’accueil comme les prestations aux membres de la Genève internationale (accueil et intégration, appuis financiers à des organisations, mise sur pied de manifestations et de réceptions, etc.).

Mais, depuis quelques années, la concurrence avec d’autres villes est forte. Plusieurs pays tentent en effet d’attirer les organisations basées à Genève avec des offres séduisantes de relocalisation. En 2014, Confédération, canton et Ville ont donc décidé d’unir leurs efforts afin de consolider la position de la Suisse comme Etat hôte. L’un des axes de la stratégie mise en place consiste à renforcer le dispositif d’accueil classique en améliorant les infrastructures immobilières et technologiques, les dispositifs de sécurité extérieure et les services fournis par l’Etat hôte.

C’est dans ce cadre que le Conseil municipal de la Ville de Genève sera saisi ce soir d’une demande de prêt, d’un montant de 20 millions de francs (remboursable sur 30 ans et sans intérêt), à la FIPOI en vue de la rénovation du siège des Nations Unies à Genève (ONUG). Le canton et la Confédération participeront respectivement à hauteur de 292 millions et 88 millions.

Cette rénovation est indispensable. Elle permettra en effet de maintenir opérationnel le bâtiment (équipements défaillants) et de garantir la sécurité de ses utilisateur-trice-s (présence d’amiante, risque d’incendie). Elle constituera également un message fort des autorités suisses à l’attention de la Genève internationale.

Ce soir, de nombreux yeux seront donc braqués sur le CM. J’espère qu’il saura saisir l’opportunité qui lui est offerte d’affirmer et de renouveler son soutien à une composante essentielle de notre Ville. Rendez-vous dès 20h30.

Et si vous souhaitez consulter la proposition du Conseil administratif au CM (PR-1180) concernant la rénovation de l’Office des Nations unies à Genève, c’est par ici.

 

 

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