Sandrine Salerno https://www.sandrinesalerno.ch/site Conseillère administrative, Ville de Genève Wed, 14 Jun 2017 09:04:20 +0000 fr-FR hourly 1 L’ordre divin : le long chemin des femmes suisses vers l’égalité https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/06/lordre-divin-le-long-chemin-des-femmes-suisses-vers-legalite/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/06/lordre-divin-le-long-chemin-des-femmes-suisses-vers-legalite/#respond Wed, 14 Jun 2017 08:30:17 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=40553

Hier soir, à l’occasion du trentième anniversaire du Bureau de l’égalité du canton de Genève, j’ai assisté avec beaucoup d’émotion à la projection du dernier film de Petra Volpe, « L’ordre divin ». Premier long-métrage de fiction sur le droit de vote des femmes en Suisse, ce film nous plonge avec finesse et humour dans la machocratie helvétique des années 1970. Ce faisant, il nous rappelle qu’il n’y pas si longtemps tout le corpus législatif suisse légitimait les inégalités entre les sexes ; et que jusque dans les années 1980 les femmes avaient besoin de l’accord de leur époux pour travailler et ouvrir un compte en banque. Autant dire qu’à cette époque, on était encore à mille lieux en Suisse des revendications de mai 68…

En cette journée nationale des femmes, on mesure donc le chemin parcouru. L’introduction du suffrage féminin en 1971, puis l’inscription dans la Constitution du principe d’égalité le 14 juin 1981 ont permis de réelles avancées en matière d’égalité entre les hommes et les femmes dans notre pays. Lentement, le sexisme a quitté la loi et les mentalités ont évolué.  Aujourd’hui, les femmes sont, à priori, libres. Libres de leur faits et geste, libres de devenir ce qu’elles sont, libres de leur sexualité. Les femmes suisses sont cheffes d’entreprise, professeures d’université, aventurières. Elles sont policières, cheffes d’orchestre, politiciennes, sportives d’élite. A priori donc, tout va bien.

Mais, dans les faits, il reste encore tant à faire. Chaque jour, des femmes continuent à être discriminées pour la simple raison qu’elles sont nées femmes. Chaque jour, elles sont confrontées à des inégalités en matière de salaire, de représentation politique et de rôle au sein de la famille. Elles sont confrontées au plafond de verre, au harcèlement sexuel, à la doublée journée. Le récent succès de la BD « Fallait demander » sur la charge mentale le met d’ailleurs bien en lumière.

Alors aujourd’hui encore, il est essentiel de continuer à se mobiliser pour l’égalité entre les sexes. Hommes, femmes, nous devons lutter ensemble pour briser les stéréotypes qui nous assignent des rôles réducteurs, nous limitent et nous entravent. Nous devons poursuivre sur le chemin initié par toutes celles qui se sont battues pour les droits politiques et l’autodétermination. Le film L’ordre divin nous montre bien que c’est la solidarité entre les femmes, le soutien mutuel qui nourrit le combat. C’est la même solidarité qui a été moteur lors la grève du 14 juin 1991.

En ce 14 juin 2017, mobilisons-nous ! Et courez voir cet excellent film !

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Des pensées contre l’homophobie et la transphobie https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/05/des-pensees-contre-lhomophobie-et-la-transphobie/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/05/des-pensees-contre-lhomophobie-et-la-transphobie/#respond Wed, 17 May 2017 08:43:09 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=29841 A Genève, chaque jour, des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) sont victimes de violence. Pour les couples de même sexe, des attitudes aussi naturelles et tendres que se tenir la main dans la rue, échanger un sourire ou un regard complice deviennent des mises en danger potentielles. Face à l’inacceptable, il est du devoir des pouvoirs publics de s’engager. C’est la raison pour laquelle, la Ville de Genève a choisi cette année de consacrer sa campagne annuelle contre l’homophobie et la transphobie au Pansy Project.Ce projet militant et poétique, conçu par l’artiste londonien Paul Harfleet, invite les victimes de violences homophobes et transphobes à planter une pensée sur le lieu de leur agression. Cet acte symbolique leur permet de se réapproprier l’espace public, de défier leur-s bourreau-x et de transformer une expérience traumatisante en une démarche positive.  Bref, de « changer un lieu de haine en lieu de beauté ».

Les affiches de cette campagne – qui seront visibles dans les rues jusqu’au 28 mai prochain – évoquent des situations de violence survenues dans des lieux bien connus des Genevoises et des Genevois. On reconnait ainsi le Jardin anglais, le Bourg de Four ou encore la Perle du Lac ; et on réalise que la violence peut s’abattre en tout lieu, à tout moment, sur celles et ceux qui ne correspondent pas aux normes de genre et d’orientation sexuelle.

Directe, cette campagne vise à briser un tabou et à faire basculer la honte du camp des victimes à celui des agresseur-e-s. Accompagnée par le lancement d’une brochure conçue par Dialogai intitulée « Faire face aux agressions homophobes et transphobes dans les lieux publics », elle invite aussi les victimes à faire entendre leur voix, en portant plainte auprès des autorités et/ou en cherchant du soutien auprès des services d’aide. Une campagne donc importante, dont le message sera renforcé par une série d’actions et d’ateliers de sensibilisation organisés jusqu’au 20 mai.

Aujourd’hui, en cette Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie,  l’Université de Genève se mobilise avec des expositions, une sélection de vidéos et livres, des consulting de prévention avec des expert-e-s sur les discriminations, des permanences juridiques, des brochures, une webradio en direct, un webchat thématique, des jeux de sensibilisation et une flashmob. Pour dire « non » à toute forme de violence et affirmer votre solidarité avec les personnes LGBT, allez y faire un tour et n’hésitez pas à consulter le riche programme de ces 5 jours de mobilisation sur : www.17mai-geneve.ch

 

 

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Droits humains : les nominé-e-s au Prix Martin Ennals 2017 ont été désigné-e-s https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/05/droits-humains-les-nomine-e-s-au-prix-martin-ennals-2017-ont-ete-designe-e-s/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/05/droits-humains-les-nomine-e-s-au-prix-martin-ennals-2017-ont-ete-designe-e-s/#respond Tue, 09 May 2017 11:18:34 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=27702 La semaine passée, la Fondation Martin Ennals a annoncé le nom des trois nominé-e-s pour le Prix Martin Ennals 2017. Pour rappel, ce prix – fruit de la collaboration unique entre dix des plus importantes organisations internationales actives dans la promotion des droits humains – vise à honorer des défenseur-e-s des droits humains, à mettre en lumière leur travail et à les protéger grâce à une visibilité accrue. La Ville de Genève co-organise ce prix depuis 2009.

Depuis sa création, le Prix Matin Ennals a récompensé des personnalités hors du commun, se distinguant par la force de leur engagement, par leur abnégation et par leur courage. Les trois nominé-e-s 2017 ne dérogent pas à la tradition : chacun-e d’entre eux s’est illustré-e de manière exceptionnelle dans le combat contre les violations des droits fondamentaux.

La première nominée est Karla Avelar, une femme transgenre originaire du Salvador. Emprisonnée alors qu’elle ne faisait que se défendre, elle a été régulièrement victime d’abus commis par des co-détenus, au vu et su des autorités pénitentiaires, voire même avec leur participation. Ces expériences terribles ont fait d’elle une fervente défenseure des droits humains. Avec trois autres militants, elle a fondé COMCAVIS TRANS, une association qui vise à représenter, défendre et promouvoir les droits des personnes LGBTI au Salvador.

Deuxième nominé : FreeThe5KH. Derrière ce nom, cinq défenseurs des droits humains cambodgiens qui sont en détention provisoire depuis près d’un an, en raison de leur travail au sein de l’Association cambodgienne pour les droits de l’homme et le développement (ADHOC). Plusieurs instances internationales appellent à leur libération immédiate et inconditionnelle. Elles demandent aussi qu’un terme soit mis au harcèlement judiciaire continu dont sont victimes les défenseurs des droits humains au Cambodge.

Le troisième nominé est le directeur de l’Institut du Caire pour les études sur les droits de l’homme (CIHRS) pour l’Egypte : Mohamed Zaree. Juriste, il coordonne la recherche visant à contester les lois conçues pour limiter l’activité des ONG de défense des droits humains, notamment celles relatives aux libertés d’expression et d’assemblée. Des menaces de mort ont contraint le directeur exécutif du CIHRS et ses employés de la région à partir à l’étranger pour continuer leur travail. Mohamed Zaree a choisi de rester et il est désormais interdit de voyage.

La cérémonie de remise du Prix aura lieu le 10 octobre prochain. J’espère que nous y serons nombreuses et nombreux. Pour réaffirmer, ensemble, notre attachement aux droits humains et rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui s’engagent pour leur respect à travers le monde.

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Semaine d’actions contre le racisme : la Ville s’engage contre les discriminations au travail https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/semaine-dactions-contre-le-racisme-la-ville-sengage-contre-les-discriminations-au-travail/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/semaine-dactions-contre-le-racisme-la-ville-sengage-contre-les-discriminations-au-travail/#respond Wed, 22 Mar 2017 14:44:26 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=22674 Le constat est sans appel ; révoltant. Pour celles et ceux qui cherchent un travail, porter un patronyme à consonance étrangère, avoir la peau un peu plus foncée que la mienne ou avoir obtenu un diplôme dans un autre pays constituent de véritables obstacles. A Genève, comme dans le reste de la Suisse, le marché de l’emploi demeure ainsi la sphère sociale dans laquelle s’observent de la manière la plus prégnante des discriminations. Avec des conséquences socio-économiques graves pour les personnes concernées.

Pour dénoncer les mécanismes d’exclusion et d’intolérance à l’œuvre, la Ville de Genève a décidé, en partenariat avec le canton, de placer la Semaine d’actions contre le racisme 2017 sous le thème des discriminations au travail. Un événement qui fait écho aux engagements plus larges de la commune, qui travaille tout au long de l’année pour promouvoir et défendre la diversité sur le territoire municipal.

Depuis hier et jusqu’à dimanche, de nombreuses activités sont proposées. Il y a bien sûr des tables-rondes et des rencontres avec des expert-e-s. Mais aussi des projections et des ateliers pour les plus jeunes, des lectures, des spectacles, des improvisations. Et puis, parce la lutte contre les discriminations nous concerne toutes et tous, la journée de dimanche sera plus particulièrement participative et offrira la possibilité à toutes les personnes intéressées de réfléchir à des solutions, de partager des expériences et des idées, de formuler des pistes d’action pour l’avenir. Une belle occasion de construire ensemble une société ouverte, riche de ses différences et de sa pluralité.

Le programme complet de cette semaine d’action peut être consulté ici. Allez y faire un tour, cela en vaut vraiment la peine.

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Semaine de l’égalité : Ne nous libérez pas, on s’en charge https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/semaine-de-legalite-ne-nous-liberez-pas-on-sen-charge/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/semaine-de-legalite-ne-nous-liberez-pas-on-sen-charge/#respond Thu, 09 Mar 2017 13:51:32 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=21567 Du 6 au 12 mars, la Ville de Genève propose au public genevois une Semaine de l’égalité intitulée «Ne nous libérez pas, on s’en charge ! Un voyage à travers l’égalité, le genre et les féminismes dans le monde ». Entre ateliers pour les classes, conférences, spectacles, projections de films, tables-rondes et rencontres avec des auteur-e-s , des militant-e-s et des expert-e-s des questions de genre, cet événement est une invitation à découvrir les mobilisations pour l’égalité et les droits des femmes à travers le monde, à se décentrer et à remettre en question ses préjugés sur le genre, la diversité et l’altérité.  

Dans le contexte actuel, il est essentiel, de pouvoir disposer d’espaces de discussion, de réflexion, de remise en question comme ceux proposés tout au long de cette Semaine. En effet, si des progrès ont certes été réalisés ces dernières années en matière d’égalité entres les femmes et les hommes, la lutte contre les discriminations de genre reste indispensable et les efforts ne doivent être relâchés sous peine de voir des droits acquis reculer brutalement. Il suffit de citer la dépénalisation des violences domestiques en Russie, les attaques sur le droit à l’avortement en Pologne, le contexte politique aux Etats-Unis ou encore les restrictions budgétaires qui mettent à mal les politiques sociales et de lutte contre les discriminations un peu partout en Europe, pour se rappeler que le contexte global actuel n’est favorable ni aux femmes, ni aux personnes LGBTIQ, ni d’ailleurs à d’autres groupes discriminés.

Il est donc important de rester vigilant-e, de continuer à travailler à tous les niveaux, localement et globalement, d’enrichir nos pratiques et nos manières d’agir contre les discriminations, notamment en tenant compte de l’articulation des différentes formes de discriminations, et de s’engager avec conviction et énergie pour une société véritablement égalitaire.

La Semaine de l’égalité 2017 s’inscrit dans cette démarche. Elle permet d’écouter, de se délester de ses préjugés, d’apprendre des expériences des un-e-s et des autres et de s’inspirer des multiples formes d’engagement qui existent, ici et ailleurs.

Cet événement est le fruit de l’engagement et de la collaboration entre la Ville de Genève et ses partenaires : Amnesty international, Bloom and Boom, la Marche mondiale des femmes, la Fédération genevoise de coopération, le FIFDH, le Service égalité et l’Institut des Etudes genre de l’Université de Genève ainsi que le Centre genre de l’Institut de hautes études internationales et du développement. Je les remercie très chaleureusement pour leur participation à ce projet, ainsi que tous et toutes les intervenant-e-s, auteur-e-s, militant-e-s, artistes, chercheurs ou chercheuses impliqué-e-s dans les divers moments de la Semaine.

Ce soir, à 19h00, une table-ronde est organisée à la Bibliothèque de la Cité sur le thème «Féminismes d’ici et d’ailleurs: regards sur la diversité des luttes pour l’égalité». Une occasion de questionner les points de convergences et de divergences entre les différents courants et les différentes formes d’engagement, ainsi que sur les manières de se rassembler et de porter des revendications sur la scène politique, tant au niveau international que local. J’espère vous y voir nombreuses et nombreux!

Pour plus d’informations : http://www.ville-ge.ch/egalite/index.html

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1967 – 2017 : Genève fête les 50 ans de son engagement solidaire https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/1967-2017-geneve-fete-les-50-ans-de-son-engagement-solidaire/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/03/1967-2017-geneve-fete-les-50-ans-de-son-engagement-solidaire/#respond Thu, 02 Mar 2017 10:22:52 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=20931 Cette année, la Ville de Genève célèbrera les 50 ans de son action en matière de solidarité internationale. Comme je l’expliquais ici, c’est en effet en 1967 qu’est apparue dans le budget communal une ligne dédiée à «l’aide aux pays en voie de développement».

Pour célébrer comme il se doit cet anniversaire, plusieurs événements seront organisés au cours de l’année ; j’aurai l’occasion d’y revenir dans ces pages. En parallèle, j’ai décidé de vous présenter chaque mois dans mon blog quelques projets soutenus par la Ville de Genève au cours des dernières années.

L’objectif de ces billets sera de rappeler que derrières les chiffres – parfois abstraits, toujours réducteurs – se trouvent de vrais et beaux projets, développés par des acteurs engagés, qui améliorent concrètement les conditions de vie d’hommes, de femmes et d’enfants à travers le monde. Au fil des semaines, je vous parlerai donc du peuple Yanomami au Brésil, de la faible scolarisation au Bénin, des questions d’approvisionnement en eau dans les montagnes cambodgiennes ou encore de la protection des femmes défenseurs des droits humains. On verra comment des projets pensés par des structures genevoises en partenariat avec des entités locales peuvent concrètement changer les choses. Et que grâce à une contribution somme toute minime (oui, car 0.6% de notre budget, ce n’est au final pas grand chose), la Ville de Genève participe à construire un monde meilleur et à sauver des vies.

A travers ces billets, on découvrira également la diversité des acteurs qui s’engagent dans notre cité. C’est d’ailleurs l’une des particularités de notre ville, qui s’est édifiée et a prospéré grâce à son ouverture au monde. La solidarité internationale n’est ainsi pas le seul fait d’ONG reconnues ou de grandes organisations professionnelles. Il y a également à Genève de nombreuses petites associations, souvent composées de bénévoles, parfois créées dans un village ou autour d’un ami, qui entretiennent un lien particulier avec une région et qui s’engagent avec conviction. Des écoles aussi, qui en plus des mathématiques et de la biologie, enseignent à leurs élèves des valeurs humanistes et leur permettent de mener à bien des projets de coopération. Et même des services municipaux, qui souhaitent mettre leur savoir-faire à disposition d’autres villes au Sud. En fait, à Genève, la solidarité est un peu partout. Et c’est aussi pour cette raison que nous pouvons être fiers de notre ville.

En cette année symbolique, j’aurai à cœur de rappeler cette vocation solidaire de Genève. Parce qu’en 2017, peut-être encore plus qu’en 1967, nous avons le devoir d’y être fidèle.

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Genève est la deuxième ville la mieux gérée de Suisse https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/01/geneve-est-la-deuxieme-ville-la-mieux-geree-de-suisse/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2017/01/geneve-est-la-deuxieme-ville-la-mieux-geree-de-suisse/#respond Tue, 24 Jan 2017 08:40:20 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=15546

cc Stéphane Pecorini

Excellente nouvelle pour débuter cette année 2017 : la Ville de Genève arrive en deuxième position du comparatif annuel établi par l’Institut des hautes études en administration publique (IDEHAP) et PME Magazine sur la santé financière des villes suisses, juste derrière Neuchâtel. Avec une note de 5.92 sur 6, Genève réalise même le quatrième score absolu depuis l’existence de ce classement !

Que dit dans le détail cette étude ? La Ville réalise d’excellentes performances sur tous les indicateurs. Elle autofinance ainsi plus que complètement (138%) ses investissements, ce qui lui permet de diminuer sa dette. L’intérêt moyen de cette dette est d’ailleurs stable, démontrant une bonne gestion de la trésorerie. Les revenus de la Ville couvrent parfaitement ses charges (103%). Et les dépenses sont bien maîtrisées, puisqu’elles n’augmentent pour ainsi dire pas.

Après des résultats en demi-teinte lors des deux exercices précédents, principalement en raison des dépenses liées à la recapitalisation de la Caisse de prévoyance de la Ville (CAP), la Ville de Genève renoue avec le haut du classement et démontre une nouvelle fois que ses finances sont solides. De quoi relativiser les discours alarmistes.

A celles et ceux qui n’ont de cesse de peindre le diable sur la muraille, je répète depuis plusieurs mois que la Ville est bien gérée. J’explique aussi qu’avec mes équipes, nous travaillons au quotidien pour assurer à la population des finances saines et permettre à l’administration de délivrer des prestations de qualité. Je rappelle enfin l’objectif politique qui est le mien depuis 2007 et auquel je n’ai pas dérogé : être financièrement et socialement responsable. Aujourd’hui, l’étude de l’IDEHAP apporte une nouvelle preuve de cette santé financière. J’espère qu’elle permettra à chacun-e de se rassurer et d’envisager plus sereinement l’avenir.

Pour plus d’informations sur les résultats de la Ville de Genève, vous pouvez télécharger l’étude complète de l’IDEHAP ici et/ou consulter l’article de PME Magazine ici.

 

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50 ans de la solidarité internationale en Ville de Genève: nous ne sommes qu’à un pas du 0.7% https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/12/50-ans-de-la-solidarite-internationale-en-ville-de-geneve-nous-ne-sommes-qua-un-pas-du-0-7/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/12/50-ans-de-la-solidarite-internationale-en-ville-de-geneve-nous-ne-sommes-qua-un-pas-du-0-7/#respond Tue, 06 Dec 2016 13:51:37 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=11312 Cette fin d’année 2016 marque une date importante pour la solidarité internationale en Ville de Genève: c’est en effet le 6 décembre 1966 que le Conseil municipal (CM) votait, à l’unanimité, une nouvelle ligne budgétaire dotée de 100’000 francs pour «l’aide aux pays en voie de développement». Une somme qui correspondait alors à environ un pour mille du budget de la Ville.

En 1966, le conseiller municipal Jean Ziegler expliquait avec force et conviction que le vote de cette ligne budgétaire était vital ; qu’à chaque instant, des enfants mouraient de faim et qu’il était indécent de discuter trop longtemps de cette proposition, alors même qu’un amendement de la droite voulait la conditionner au fait que les comptes de la Ville soient bénéficiaires. Il y a 50 ans, Jean Ziegler avait raison ; aujourd’hui, Jean Ziegler a encore raison.

Comme lui, j’estime que la solidarité internationale est une nécessité. Alors que des centaines de millions de personnes sont confrontées à des crises sanitaires, à des catastrophes climatiques et à des conflits meurtriers, la solidarité internationale relève clairement de notre responsabilité de ville prospère à l’égard des collectivités en lutte pour leur survie et leur développement. Elle s’inscrit également dans l’héritage séculaire et l’identité même de notre ville, à la fois siège de nombreuses organisations internationales et non gouvernementales, mais également cité ouverte et multiculturelle qui accueille de très nombreuses communautés étrangères, qui cultivent toutes à leur manière des liens avec leur pays d’origine. Elle traduit enfin une certaine relation avec le reste du monde; elle est l’expression de notre conscience de l’unité de l’humanité.

Depuis 1967, la solidarité internationale en Ville de Genève a beaucoup évolué, en termes à la fois qualitatifs et quantitatifs. La création, en 2011, de la Délégation Genève Ville Solidaire (DGVS) représente un jalon important, qui a notamment permis de mettre en place une équipe de collaborateur-trice-s spécialisé-e-s dans l’accompagnement et le suivi des projets. A bien des égards, la gestion de la solidarité internationale municipale s’est professionnalisée, a gagné en cohérence et en efficacité. Tout au long de son cheminement, la Ville a eu la chance de pouvoir collaborer avec la Fédération genevoise de coopération (FGC). Elle a ainsi pu s’appuyer sur l’expérience de personnes qui connaissent la réalité du terrain et qui ont un lien privilégié avec un pays ou une région concernée. Cette collaboration entre les expert-e-s de la DGVS, les associations relais à Genève et les acteur-trice-s du développement sur le terrain a été et est toujours fondamentale pour assurer que les financements correspondent aux besoins et donnent les fruits escomptés.

Depuis 2011, année où la gestion de la solidarité internationale a rejoint mon département, l’augmentation du budget dans ce domaine a été significative: il est passé de 4,5 millions de francs à 6 millions en 2016, soit 0.6% du budget municipal. Cette hausse traduit une volonté politique ferme : atteindre d’ici la fin de la législature le seuil des 0.7%. Pour se rapprocher de cet objectif, le Conseil administratif propose pour le projet de budget 2017 une augmentation de 250’000 francs.

Alors que nous célébrerons en 2017 les 50 ans de la solidarité internationale en Ville de Genève, le Conseil municipal a l’occasion lors du vote du budget le 10 décembre prochain de procéder à un choix important, à forte portée symbolique. Pour Genève et en l’honneur de son histoire, pour toutes celles et tous ceux qui s’engagent dans la construction d’un monde plus équilibré, pour sauver des vies et permettre aux plus pauvres, aux plus fragiles, de se bâtir un avenir digne de ce nom, j’espère de tout cœur que le CM votera cette augmentation des fonds.

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La Journée internationale la plus utile : pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/11/la-journee-internationale-la-plus-utile-pour-lelimination-de-la-violence-a-legard-des-femmes/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/11/la-journee-internationale-la-plus-utile-pour-lelimination-de-la-violence-a-legard-des-femmes/#respond Fri, 25 Nov 2016 09:30:40 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=9369 Ce 25 novembre est la « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ». On se moque parfois de ces journées internationales que personne ne remarque, mais celle-là est l’une des plus pertinentes et ne devrait pas passer inaperçue.

Difficile de trouver un fléau plus universel et plus sournois. La violence à l’égard des femmes échappe souvent à l’attention publique puisqu’elle se produit dans l’espace domestique. Elle n’en est que plus destructrice pour les victimes, pour leurs enfants et leur entourage. C’est une tâche politique majeure de la combattre et de l’éliminer.

A Genève, un grand nombre d’associations mènent actuellement une campagne sous le slogan « ça veut dire non », avec le soutien notamment de la Ville de Genève. Cette campagne affirme une évidence toute simple : qu’il y a mille manière de signaler son refus et que quelle que soit la manière, il doit être respecté. Quel que soit le lieu, quel que soit le partenaire, quelles que soient les circonstances, non c’est non. L’ignorance de ce geste de refus est un viol de l’intimité de la personne.

La campagne « ça veut dire non » rappelle ce qui devrait aller de soi : le respect de l’intégrité du corps des femmes, du désir des femmes, de leur consentement. Elle rappelle que rien ne doit ni ne peut jamais justifier la contrainte. Or, il subsiste dans notre culture un potentiel intact de violence à l’égard des femmes.

C’est pourquoi, il est urgent et nécessaire que la législation fédérale soit enfin adaptée et que la distinction absurde entre viol et contrainte sexuelle soit supprimée. L’enjeu concerne la juste répression de toute forme de violence sexuelle, seule voie pour combattre légalement la culture implicite du viol qui n’a pas disparu de notre pays.

S’il est souvent difficile de dénoncer un viol, et encore plus de faire condamner le coupable, il est encore plus délicat de se défendre d’une violence sexuelle dans l’intimité. La campagne « ça veut dire non » attire l’attention aussi sur cette dimension parfois dangereuse de nos relations intimes. Là aussi, il y a l’expression de rapports de force le plus souvent défavorables aux femmes. Ainsi, l’intimité devient aussi un enjeu politique, et c’est heureux. L’intégrité des femmes doit être protégée partout parce que la violence peut s’exercer partout.

C’est pourquoi la Ville s’associe à la campagne « ça veut dire non ». Cette campagne est portée par un très grand nombre de partenaires dont je salue le courage et la persévérance. Il faut bien ça pour transformer les comportements et les sensibilités.

Ce 25 novembre a lieu une table ronde dans le cadre du festival Les Créatives sur le label « We can dance it », qui attire l’attention sur les comportements sexistes dans les lieux festifs. Plus d’informations sur le site : www.caveutdirenon.ch

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Migrations – pour une politique de l’hospitalité https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/11/migrations-politique-hospitalite/ https://www.sandrinesalerno.ch/site/2016/11/migrations-politique-hospitalite/#respond Thu, 24 Nov 2016 15:38:57 +0000 https://www.sandrinesalerno.ch/site/?p=9310 La Ville de Genève propose dans son projet de budget 2017 une enveloppe de 500’000 francs pour renforcer l’accueil et l’intégration des migrants nouvellement arrivés. Non seulement nous avons largement les moyens de faire face au défi actuel des migrations, mais nous pouvons et devons être fiers de notre capacité d’accueil.

Nos sociétés développées et postindustrielles peinent à affronter le défi des migrations. Cette réalité incontournable suscite des craintes et des crispations dans la plupart de nos pays et l’opinion selon laquelle nous n’aurions plus les moyens d’accueillir les migrant-e-s semble majoritaire. Même la fameuse phrase d’Angela Merkel « nous le réussirons » (« wir schaffen das ») à propos de l’accueil des réfugiés syriens en 2015 exprime aussi la difficulté à surmonter. C’est paradoxal pour deux raisons : d’abord parce que ce sont précisément nos sociétés qui ont le plus de moyens pour accueillir les migrants, qui ont les institutions les plus solides et les moyens financiers suffisants pour consentir cet effort. Ensuite parce que notre démographie déclinante pose, à l’horizon de 2030 déjà, un gros problème de manque de main d’œuvre et que, par conséquent, l’immigration est non seulement une chance, mais encore une nécessité pour l’avenir de nos infrastructures, de notre système économique, social et culturel.

Comment affronter cette double difficulté ? Comment préparer notre pays à l’accueil des migrants tout en apaisant les craintes que cela suscite ? Comment sortir de la mise en opposition stérile des « vrais » réfugiés et des migrants économiques ? Et surtout : comment évoluer en direction d’une culture de l’hospitalité et quitter la culture de la défiance à l’égard de l’étranger qui domine depuis une bonne génération les débats dans notre pays ?

Il est certain que les migrations ne doivent pas être considérées comme de simples transferts de population au service des besoins des entreprises – une telle vision purement économique ignore les différences entre les hommes, la distance linguistique, culturelle et sociale, bref, elle ignore que l’intégration est une tâche collective complexe. L’intégration d’un grand nombre de migrants constitue un défi sur plusieurs plans, autant pour les personnes exilées que pour celles et ceux qui les accueillent : économique parce que les places de travail disponibles ne correspondent pas forcément aux profils professionnels des exilés ; éducatif parce qu’il s’agit d’offrir des formations adéquates à un grand nombre de personnes et intégrer efficacement leurs enfants (qui ne parlent le plus souvent pas le français) dans nos écoles ; social parce que la participation aux réseaux sociaux ne va pas forcément de soi ; enfin, c’est aussi un défi culturel puisque les coutumes et les habitudes peuvent être très différentes. En disant que nous avons, nous en Suisse, les moyens de réussir l’intégration des migrants, je ne veux pas dire que le processus va de soi. Mais il faut tout de même se rappeler que la Suisse a une tradition d’au moins 150 ans d’intégration des différences, en particulier linguistiques et religieuses. Et si l’on regarde les faits, l’accroissement démographique de notre pays depuis deux générations est dû presque uniquement à l’immigration. Ainsi, non seulement nous pouvons faire face, mais encore cet effort est bénéfique à tous les points de vue. Il faut voir à quelles conditions.

Finalement, en quoi consiste réellement le processus d’intégration ? Il suppose des relations personnelles, la médiation d’institutions telles que l’école, les entreprises, les associations, ainsi que le voisinage. A chaque fois qu’il existe des relations personnelles, le processus se passe naturellement. Le défi politique est donc de rendre possible et d’aménager un tissu de relations concrètes pour que chacun soit responsable pour un aspect et que le processus devienne une fierté pour chacun. Une fierté pour la maîtresse ou le maître d’apprentissage qui forme un adolescent réfugié, pour la militante ou le militant d’association qui accompagne une famille migrante, pour la fonctionnaire qui instruit un dossier de naturalisation, etc.

Les collectivités publiques locales peuvent faire beaucoup pour faciliter ces processus. Rien ne remplace les relations personnelles, mais encore faut-il les faire naître. C’est pourquoi la Ville a inscrit dans son projet de budget une ligne spécialement destinée à l’intégration des migrants. Cette politique permettra notamment de favoriser l’apprentissage du français et les échanges linguistiques, d’encourager l’insertion des réfugié-e-s (Permis F et N) sur le marché de l’emploi et la mobilité sociale, de faciliter la participation citoyenne des primo-arrivants (création d’associations, etc.) et l’intégration des 2e et 3e générations. C’est toute une palette de mesures qui ne se substituent pas aux processus sociaux déjà à l’œuvre dans nos quartiers mais qui les renforcent et les multiplient.

Nous pouvons être suffisamment conscients et fiers de notre héritage et de notre identité pour s’engager à les mettre en partage avec d’autres. L’étranger oblige à savoir qui nous sommes, pour l’accueillir et l’enseigner de nos habitudes et de nos valeurs. Si l’on se sent exclu de la collectivité, si l’on a l’impression que nos manières de vivre sont dénigrées, il est plus difficile de faire preuve d’hospitalité. Tout comme il est douloureux de quitter sa terre, sa ville, son entourage pour reprendre sa vie à neuf ailleurs, il est angoissant de se sentir dépossédé de son appartenance. Le chez-soi, la familiarité de ce qu’on appelle en allemand « Heimat », ou en anglais « home », est nécessaire à chacun. On peut se sentir étranger chez soi, c’est un sentiment qu’il faut prendre au sérieux.

Or justement, l’exilé est par définition celui qui a concrètement perdu son chez-soi et pour qui la tâche est de prendre racine ailleurs. En aidant les migrants à faire pousser de nouvelles racines, nous pouvons justement prendre conscience plus clairement de nos propres valeurs et de notre propre appartenance au pays. Une telle prise de conscience est liée aux potentialités de l’avenir plus qu’à un passé fantasmé, puisqu’elle a lieu en dialogue avec l’autre. L’identité ainsi reconquise est dès lors à la fois plus souple et plus forte.

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