La semaine passée, la Fondation Martin Ennals a annoncé le nom des trois nominé-e-s pour le Prix Martin Ennals 2017. Pour rappel, ce prix – fruit de la collaboration unique entre dix des plus importantes organisations internationales actives dans la promotion des droits humains – vise à honorer des défenseur-e-s des droits humains, à mettre en lumière leur travail et à les protéger grâce à une visibilité accrue. La Ville de Genève co-organise ce prix depuis 2009.

Depuis sa création, le Prix Matin Ennals a récompensé des personnalités hors du commun, se distinguant par la force de leur engagement, par leur abnégation et par leur courage. Les trois nominé-e-s 2017 ne dérogent pas à la tradition : chacun-e d’entre eux s’est illustré-e de manière exceptionnelle dans le combat contre les violations des droits fondamentaux.

La première nominée est Karla Avelar, une femme transgenre originaire du Salvador. Emprisonnée alors qu’elle ne faisait que se défendre, elle a été régulièrement victime d’abus commis par des co-détenus, au vu et su des autorités pénitentiaires, voire même avec leur participation. Ces expériences terribles ont fait d’elle une fervente défenseure des droits humains. Avec trois autres militants, elle a fondé COMCAVIS TRANS, une association qui vise à représenter, défendre et promouvoir les droits des personnes LGBTI au Salvador.

Deuxième nominé : FreeThe5KH. Derrière ce nom, cinq défenseurs des droits humains cambodgiens qui sont en détention provisoire depuis près d’un an, en raison de leur travail au sein de l’Association cambodgienne pour les droits de l’homme et le développement (ADHOC). Plusieurs instances internationales appellent à leur libération immédiate et inconditionnelle. Elles demandent aussi qu’un terme soit mis au harcèlement judiciaire continu dont sont victimes les défenseurs des droits humains au Cambodge.

Le troisième nominé est le directeur de l’Institut du Caire pour les études sur les droits de l’homme (CIHRS) pour l’Egypte : Mohamed Zaree. Juriste, il coordonne la recherche visant à contester les lois conçues pour limiter l’activité des ONG de défense des droits humains, notamment celles relatives aux libertés d’expression et d’assemblée. Des menaces de mort ont contraint le directeur exécutif du CIHRS et ses employés de la région à partir à l’étranger pour continuer leur travail. Mohamed Zaree a choisi de rester et il est désormais interdit de voyage.

La cérémonie de remise du Prix aura lieu le 10 octobre prochain. J’espère que nous y serons nombreuses et nombreux. Pour réaffirmer, ensemble, notre attachement aux droits humains et rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui s’engagent pour leur respect à travers le monde.

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