En 2015, la Délégation Genève Ville solidaire (DGVS) a soutenu 129 projets de solidarité internationale. Qu’il concerne l’éducation et la formation, la défense des droits de l’homme, le développement rural, la protection de l’environnement ou la santé, chacun de ces projets a permis d’améliorer concrètement les conditions de vie des populations les plus défavorisées dans 41 pays à travers le monde.

Je l’ai souvent dis, je le répète : pour la Ville de Genève, la coopération au développement est une nécessité. A l’issue d’une année 2015 particulièrement intense, qui a vue des centaines de milliers de personnes fuir des zones de combat, des crises sanitaires et des catastrophes climatiques, cet engagement résonne avec plus de force encore et nous incite à intensifier nos efforts.

Cette action, essentielle pour les pays en développement, se justifie aussi par son impact au niveau local : on oublie en effet souvent que la solidarité internationale a également des retombées positives ici, dans notre pays, sur notre économie. Cela est extrêmement bien démontré par la récente étude menée par l’Institut de recherches économiques de l’Université de Neuchâtel en collaboration avec l’Institut de hautes études internationales et du développement, publiée en décembre 2015. Intitulée «Retombées économiques de l’aide publique au développement en Suisse», cette étude examine les apports générés par les dépenses d’aide publique au développement en 2014 sur le produit intérieur brut et sur l’emploi en Suisse.

La lecture de ce document est très instructive. Elle montre en effet que si l’aide publique au développement vise d’abord à réduire la pauvreté et à œuvrer pour un monde plus juste, les projets de coopération menés par des organisations basées en Suisse engendrent également des versements de salaires et d’honoraires dans notre pays, ainsi que des achats de biens et services auprès d’entreprises sises sur le territoire national. C’est ainsi qu’en 2014 les dépenses d’aide publique au développement de la Suisse ont généré un apport de revenus pour l’économie helvétique de quelque 3,6 milliards de francs. Autrement dit, chaque franc d’aide consenti par la Suisse a généré des retombées économiques sur le PIB de 1,19 franc. Quant à l’impact sur le marché du travail, il est estimé par les auteurs de l’étude à 25’000 emplois équivalents plein temps. Un apport qui est donc pour le moins conséquent.

Alors qu’il reste deux années à la Ville de Genève pour atteindre l’objectif du 0.7%, alors aussi que la communauté internationale s’est fixée en septembre 2015 des objectifs ambitieux pour les 15 prochaines années (Agenda 2030 pour le développement durable) – auxquels la DGVS souscrit pleinement –, il me semblait important de rappeler ces chiffres.

Nous avons toutes les raisons d’être solidaires. Alors, continuons à l’être.

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