Lundi, s’est ouverte à Paris la 21ème Conférence des Nations unies sur le climat, dite « COP21 ». Tour à tour source d’espoirs et motif de cynisme, ce grand raout réunit près de 40’000 personnes dans la capitale française. Les chef-fe-s d’Etat parviendront-ils à adopter un accord à la fois suffisamment ambitieux et assez contraignant pour freiner significativement le réchauffement de la planète ?

Depuis 1992, date du premier Sommet de la terre à Rio, la communauté internationale a pris conscience de la menace liée au changement climatique. Il est en effet désormais admis que si l’augmentation moyenne de la température dépasse les 2°C, de graves conséquences affecteront la planète. Mais alors que la majorité des émissions de gaz à effet de serre proviennent des pays riches, les premières victimes du changement climatique sont les populations les plus pauvres, qui restent très dépendantes de la production vivrière auto-consommée et sont plus vulnérables aux catastrophes naturelles. Dans un récent rapport, la Banque mondiale montrait ainsi que si les politiques adéquates ne sont pas rapidement adoptées, 100 millions de personnes supplémentaires pourraient être pauvres en 2030.

La question est donc grave et mérite notre plus grande attention. Dans ce cadre, l’engagement croissant des villes offre un bel exemple. Les municipalités n’ont en effet pas attendu les résolutions onusiennes pour agir. La Convention des Maires, lancée en 2008, a par exemple su mobiliser les gouvernements locaux autour d’engagements clairs et contraignants. La Ville de Genève s’est ainsi fixée comme première étape de réduire ses émissions de CO2 de 20% d’ici à 2020, et elle est en bonne voie d’y arriver. Dans le cadre de son engagement global en faveur du développement durable, elle promeut également la mobilité douce, soutient l’entrepreneuriat social et l’agriculture de proximité, sensibilise à la consommation responsable, suit une politique très stricte en matière d’achats et veille à augmenter les produits locaux et de saison dans ses restaurants scolaires. Elle accompagne également la société civile dans ses réflexions, comme cela a été le cas avec le cycle de conférences sur le désinvestissement des énergies fossiles – organisé en partenariat avec la Revue Durable et l’Université de Lausanne – qui vient de s’achever.

Quel que ce soit le résultat de la COP 21, il est essentiel que les collectivités locales continuent à agir et à se mobiliser. Car, dans ces politiques locales de développement durable que certain-e-s qualifieront de petits pas, c’est bien l’avenir de la planète qui se joue.

 

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