Je vous ai déjà parlé dans ce blog du projet « Genève, sa gueule », qui vise à déconstruire les stéréotypes et à documenter la diversité des Genevoises et des Genevois (voir notamment ici). Après plusieurs mois de récolte d’informations, le projet a franchi vendredi soir une nouvelle étape, avec le lancement d’un site internet dédié, au cours d’une très belle soirée au Forum Faubourg.

Le projet « Genève, sa gueule » a pour ambition de montrer les Genevois-e-s tels qu’ils sont, sans fard, ni faux-semblant. Pour ce faire, le service Agenda 21-Ville durable a rencontré plus de 400 personnes en 2014, lors de deux séances ouvertes à toutes et à tous. Ces 400 personnes se sont livrées, en racontant leur histoire, en se faisant photographier et en participant parfois à des ateliers vidéo. Il s’agit de personnes très différentes les unes des autres (des enfants, des adultes, des femmes, des hommes, des personnes vivant à Genève depuis toujours ou depuis quelques jours), mais qui ont toutes le point commun d’habiter à Genève et d’y être attachées.

Ces données ont été compilées et sont présentées sur le site : http://geneve-sa-gueule.ch/

Le résultat est saisissant. Il dévoile une diversité d’individus, dans leur complexité et leur spécificité propre. Ce faisant, il rappelle que chaque vie est toujours singulière et que les catégories cachent des êtres humains dont les vécus ne peuvent se résumer à une nationalité, des traits physiques ou à un nom. Ce projet montre aussi que Genève n’est pas un concept, une abstraction ; c’est un être vivant qui a une vraie gueule, imparfaite sans doute, mais unique. Et moi, cette gueule, je l’aime.

Le vernissage de vendredi constitue un jalon important, mais non une fin en soi. La rencontre des habitant-e-s de la Ville va se poursuivre à l’avenir afin de continuer à lutter contre l’ignorance et le rejet de l’Autre. Un projet que je me réjouis de continuer à développer.

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