Lors de sa séance du 13 novembre dernier, la majorité de la Commission des finances a décidé de supprimer purement et simplement le service Agenda 21 – Ville durable (A21) de la Ville de Genève. Une décision qui, si elle devait être confirmée par le Conseil municipal le 14 décembre prochain, serait lourde de conséquences.

Oui, mais au fait, l’Agenda 21, qu’est-ce que c’est ?

Ce service stratégique a été créé en 2003 afin de porter et de mettre en œuvre la politique municipale en matière de développement durable (un développement plus harmonieux, respectueux de l’homme et de son environnement). Je rappelle en effet qu’à l’instar de nombreuses autres villes, la Ville de Genève s’est engagée au niveau international à réaliser plusieurs objectifs en matière de développement durable dans des domaines aussi essentiels que la lutte contre la pollution, l’aménagement du territoire, la mobilité ou le vivre-ensemble. Je rappelle aussi que la Confédération et le canton de Genève (art.10, al.1 du PL 11303) ont chargé chaque municipalité de mettre en place un Agenda 21, conscients que c’est au niveau local que l’on peut agir efficacement pour un mode de vie plus durable.

Au quotidien, l’Agenda 21 est donc chargé de mettre en cohérence l’action de la Ville avec ses engagements. L’activité du service concerne ainsi à la fois des volets internes à l’administration (achats responsables, promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes sur le lieu de travail, etc.) et des volets externes (réduction des émissions de Co2, soutien à l’économie locale, défense de la biodiversité, etc). Pour une efficacité optimale, le service structure son activité autour de quatre pôles complémentaires : Genève Ville Durable, Economie et Emploi, Egalité et Diversité et La ville est à vous. La décision de la Commission des finances touche directement les trois premiers pôles, le quatrième étant épargné.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Eh bien, si cette décision devait être entérinée, 12 collaboratrices et collaborateurs perdraient leur emploi. Par ailleurs, des actions importantes mises en œuvre depuis plusieurs années seraient stoppées. Et de nombreuses associations genevoises perdraient des subventions essentielles à leurs activités.

Pour mieux comprendre les implications d’une telle décision, je consacrerai mes trois prochains billets à chacun des pôles menacés.

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