L’une des principales critiques formulées par les Commissaires des Finances à l’encontre du projet de budget 2014 du Conseil administratif est que la Ville de Genève n’autofinance pas ses investissements. Autofinancer ses investissements, mais qu’est-ce que cela signifie ?

Chaque année, la Ville de Genève définit un budget d’investissement afin d’acquérir, de rénover ou de construire des infrastructures pérennes. Impossible en effet de développer notre ville, de la positionner comme une ville internationale, sans construire en parallèle les logements et les infrastructures nécessaires à ce développement. A titre d’exemple, les investissements de la Ville ont permis, ces dernières années, de financer la rénovation de la Plaine de Plainpalais, de construire le nouveau musée d’ethnographie ou de réaménager la place Simon Goulart dans le quartier de Saint-Gervais. En vue des nombreux projets à venir, le Conseil administratif propose de consacrer 130 millions de francs aux investissements en 2014.

Comment les collectivités publiques financent-elles ces investissements ? Soit par l’argent en caisse (trésorerie), soit par l’emprunt. Bien sûr, qui dit emprunt, dit augmentation de la dette. Est-ce bien raisonnable de s’endetter pour investir ? La réponse est oui. Car les investissements sont en quelque sorte des placements pour la génération actuelle et les générations futures. Les chantiers d’aujourd’hui (écoles, infrastructures de transport, logements) profiteront pleinement à nos enfants. Il semble ainsi logique que la dépense soit aussi portée par les générations à venir. Voilà pour la pratique.

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