J’étais ce matin au déjeuner annuel du Cercle féminin des Nations Unies.

Voici le discours que j’y ai prononcé :

Mesdames,

Merci de m’accueillir aujourd’hui à l’occasion de votre déjeuner annuel. C’est pour moi un grand honneur et un véritable plaisir que d’être présente à vos côtés pour cet évènement.

Lorsque vous m’avez demandé de parler d’un sujet qui me tenait à cœur, je n’ai pas hésité longtemps. Très vite, il m’a semblé cohérant de dire quelques mots de la Genève internationale. Car à l’image de l’ensemble des autorités municipales, je suis très attachée à la composante internationale de ma Ville.

Aujourd’hui, près de 70 ans après avoir été choisie comme siège européen des Nations Unies, c’est toujours pour la Ville de Genève une grande fierté que d’être l’une des principales capitales de la gouvernance mondiale. Chaque jour, la Ville de Genève mesure ainsi les efforts remarquables déployés par les Nations Unies pour promouvoir la paix et le dialogue entre les cultures et les civilisations. Chaque jour, la Ville apprécie le combat de ces centaines d’hommes et de femmes qui s’engagent pour un monde plus juste, plus libre et plus humain. Grâce à elles et à eux, grâce à vous et à vos époux, Genève est aujourd’hui une plateforme incontournable s’agissant de la création et de la mise en œuvre de solutions globales, dans des domaines aussi cruciaux que la paix et les droits humains, le changement climatique et la gestion de catastrophes, l’économie ou encore le développement durable. Il s’agit d’une richesse inestimable pour notre Ville.

Bien sûr, la Ville de Genève est également pleinement consciente de l’apport de la Genève internationale en termes culturel, économique et humain. Car la Genève internationale, c’est 40’000 hommes et femmes issus de 182 pays qui évoluent chaque jour à nos côtés ; c’est plus de 28’000 emplois au sein des organisations, des missions et des représentations diplomatiques ; c’est enfin environ 14’000 emplois générés dans l’économie privée, qui bénéficient directement aux Genevoises et Genevois. Genève bénéficie donc directement de la présence de fonctionnaires internationaux.

Pour protéger et promouvoir cette richesse, la Ville de Genève s’engage concrètement et avec conviction pour assumer au mieux son rôle de Ville hôte. Elle travaille ainsi de manière continue pour améliorer les conditions cadres d’accueil des acteurs et actrices de la Genève internationale et collabore à cet effet  avec différentes organisations locales dont le travail est spécialement dévolu à cette mission (FIPOI, CAGI, etc.). Elle se positionne également sur des dossiers clés pour la Genève internationale, à l’image par exemple de l’agrandissement du centre William Rappard en 2009, et met à dispositions de plusieurs organisations internationales des terrains et des bâtiments.

Mais à mon sens, un défi de taille demeure aujourd’hui : rapprocher la Genève locale de sa composante internationale. Il me semble en effet essentiel de permettre à la population genevoise d’aller à la rencontre de ces 40’000 hommes et femmes qui constituent la communauté internationale. D’aller à votre rencontre, Mesdames. Car les préoccupations, les attentes et les espoirs sont souvent similaires, que l’on appartienne à la Genève locale ou à la Genève internationale

Pour les années à venir, cette meilleure connaissance est fondamentale. Car les Genevoises et les Genevois auront bientôt à se prononcer sur des dossiers clés pour la Genève internationale : je pense notamment à des rénovations à venir, pour lesquelles des crédits devront certainement être avalisés par la population genevoise.

Pour permettre ce rapprochement, il s’agit de faire voler en éclat les préjugés, de rassembler, de réunir et de mettre en évidence le fait qu’il n’existe pas deux mondes séparés, mais bien une seule et même Genève, forte de sa diversité et de son ouverture.

Pour atteindre cet objectif, la Ville met en œuvre et soutient de nombreuses initiatives (rappel éventuellement des débats « Genève est la gouvernance mondiale ») et constate qu’il existe une réelle demande de la population. Le succès de la dernière journée de Portes ouvertes de l’ONUG en septembre 2012, durant laquelle plus de 9’000 visiteurs et visiteuse se sont rendus dans le Parc Ariana, témoigne de cette demande.

Mais vous avez, vous aussi, un rôle à jouer. En vous investissant par exemple dans la vie de vos quartiers, en allant à la rencontre de vos voisines et de vos voisines, en créant des liens. En prenant une part active aux activités locales et en vous mêlant à la population genevoise. En expliquant aussi quelle est votre vie, quel est le travail de vos maris, l’importance de leurs activités au niveau international. C’est par toutes ces petites choses, ces moments d’échanges, de convivialité, que deux mondes souvent trop séparés pourront se rapprocher et fonctionner ensemble, au bénéfice de toutes et de tous.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite un excellent déjeuner.

Sandrine Salerno, Maire de la Ville de Genève

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