Le 17 mai prochain, nous célébrerons à travers le monde la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Un rendez-vous important, essentiel même. Car si de nombreux progrès ont été accomplis ces dernières années en matière de respect des droits fondamentaux des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, intersexes et queer (LGBT), il reste encore beaucoup à faire. Parfois, certains chiffres valent mieux que de longs discours : je rappellerai ainsi que 78 pays à travers le monde considèrent toujours que l’homosexualité est illégale et que 7 pays ou régions continuent de punir de mort les relations homosexuelles entre adultes consentants.

En Suisse, malgré l’évolution des mentalités et des avancées importantes tels que le Partenariat ou le droit à l’adoption (discussions en cours au Parlement), être homosexuel-le ou transgenre reste difficile. Dans le cadre scolaire, professionnel ou familial, lors d’activités sportives et de loisirs, dans la rue ou sur Internet, les personnes LGBTIQ font encore trop souvent face aux violences verbales et physiques, aux mises à l’écart, au mépris. Pour les jeunes en particulier, la situation est souvent délicate. Compliqué en effet de s’accepter, d’assumer son orientation affective et sexuelle, de se construire sereinement, dans un environnement social discriminant et parfois clairement hostile. Dans les villages comme en ville, les stéréotypes restent forts et l’ignorance conduit à la bêtise.

Dans ce contexte, la Ville de Genève s’engage depuis plusieurs années dans la lutte contre les discriminations basées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Cette année, en plus de son travail quotidien en la matière, la Ville a souhaité participé activement aux événements liés à la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, en écho avec les actions menées par les milieux institutionnels et associatifs dans plus de 60 pays. Un rendez-vous que je souhaite d’ailleurs installer dans le calendrier de ma Ville, au même titre que la campagne du 14 juin (en faveur de l’égalité homme-femme).

Pour cette première édition, nous avons choisi de mettre en lumière l’association LGBT Youth Suisse et sa campagne « j’InterAgis ». Une campagne remarquable, développée depuis 2010 dans toute la Suisse, qui lutte de manière intelligente et ludique contre les stéréotypes et invite le grand public à afficher son soutien aux personnes LGBT. Elle s’affichera donc sur les murs de notre ville jusqu’au 22 mai et sera accompagnée d’actions de sensibilisation.

Si cette campagne s’inscrit en droite ligne de la politique menée par la Ville de Genève depuis 2007, elle marque indéniablement un pas supplémentaire dans la promotion du respect de nos concitoyennes et de nos concitoyens, quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Je m’en réjouis véritablement.

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