Aujourd’hui, nous célébrons à travers le monde la journée internationale des femmes. Instituée en 1977 par les Nations Unies, cette journée vise à mettre en avant le rôle des femmes dans la société et à dénoncer les discriminations persistantes qui demeurent à leur encontre.

En Suisse, malgré des progrès évidents et l’aboutissement de plusieurs revendications féministes d’importance au cours de ces dernières décennies, de nombreux combats restent à mener. Les stéréotypes genrés ont en effet la peau dure. Et continuent inexorablement à cloisonner les hommes et les femmes dans des rôles prédéfinis et figés. Résultat : de nombreuses discriminations demeurent dans notre société, à l’instar notamment des inégalités salariales, de la représentation trop faible des femmes dans les postes à responsabilité, de la répartition asymétrique du travail domestique ou encore des fortes résistances face aux droits sexuels et reproductifs des femmes. Le refus, dimanche passé, de l’article constitutionnel sur la famille met également en lumière le fossé qui nous sépare encore d’une réelle égalité entre les sexes. Et constitue une raison supplémentaire d’agir.

Au niveau international, c’est la problématique de la violence à l’égard des femmes qui a été retenue par les Nations Unies comme thème de ce 8 mars 2013. Ce terrible fléau, qui toucherait une femme sur trois au cours de sa vie, est en effet utilisé dans toutes les cultures comme un instrument de domination de l’homme sur la femme. Le viol en particulier, qu’il ait lieu dans l’espace confiné de la sphère familiale ou dans l’espace public à des fins «correctives» ou en tant qu’arme de guerre, implique toujours une relation de pouvoir ainsi qu’une volonté de soumettre l’autre. Heureusement, face à l’ampleur et à la gravité du phénomène, un nombre toujours croissant de voix s’élèvent à travers le monde pour condamner l’existence de cette violence et dénoncer les mécanismes insidieux qui la construisent. A ce titre, on ne peut que saluer le mouvement de révolte collectif qui a suivi le viol et le meurtre ignobles de Jyoti Singh en Inde ; un mouvement qui représente le triomphe de l’humanité sur la barbarie.

Cependant, aujourd’hui, face au chemin qu’il nous reste encore à parcourir, un engagement de toutes et de tous est fondamental.

Dans ce combat, la Ville de Genève prend ses responsabilités et s’engage concrètement pour une société plus égalitaire. Au sein de l’administration municipale d’abord, elle promeut des mesures visant à réaliser l’égalité des chances, l’égalité de traitement et l’égalité dans les faits. Au niveau externe ensuite, la Ville s’investit chaque année dans la sensibilisation de la population, notamment par le biais de sa campagne d’affichage au mois de juin ou lors de la célébration de la journée des femmes.

Cette année encore, la Ville vous invite donc à participer durant toute la journée à différentes activités, qui ont été conçues afin de souligner la force des engagements des femmes, dans des domaines aussi variés que la politique, l’histoire ou encore la promotion des droits humains.

Premier rendez-vous de la journée, ma collègue Esther Alder et moi-même aurons le plaisir de vous accueillir de 11h30 à 14h30 dans nos bureaux respectifs, afin d’échanger avec vous autour de nos engagements politiques. Dès 18h30, une soirée spéciale « Films et Débats » sera ensuite proposée dans le cadre du Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH), autour de la question de l’engagement militant des femmes pour les droits humains, notamment pour les droits sexuels et la lutte contre les violences sexuelles. Pour terminer cette journée en beauté, rendez-vous dès 22h30 à maison des arts du Grütli pour une soirée musicale, organisée en collaboration avec l’association Lestime et le café-librairie Livresse.

J’espère vous y rencontrer nombreuses et nombreux.

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