Chaque jour, dans les journaux, sur les affiches, à la télévision, dans l’espace privé, dans la sphère publique, qu’on le veuille ou non, qu’on aime ou pas, nous sommes otages, victimes parfois consentantes, de messages visuels très puissants. Retouchées, les images véhiculent des stéréotypes, des prêts à penser et à être. Ainsi, les femmes, toujours parfaites, sont belles ; les hommes, forts, sont virils et musclés. Les africains, très grands, excellent au basket et les asiatiques, tout petits, ont des lunettes. Les clowns sont blancs et dieu est un homme. La femme politique ? En pantalon, bien sûr.

C’est pour promouvoir le décodage et l’analyse de ces images que la « Fondation images et société » a été créée. Par le biais notamment d’ateliers et d’expositions, la Fondation offre à des jeunes dès 9 ans, à leurs parents et aux enseignant-e-s les clés d’interprétation d’un environnement visuel souvent tronqué. Pour les enfants, ces activités sont essentielles ; elles leur permettent de développer un regard critique et de désacraliser des modèles en papier glacé. Avec au final, une estime de soi renforcée et une meilleure acceptation de son identité comme de son corps. Inestimable.

Depuis peu, des apéros « décod’image » sont également organisés par la Fondation images et société. Lundi dernier, c’est le glamour qui a été questionné. Grâce à une présentation de la journaliste Tania Chytil, des activités ludiques et une délicieuse collation, ce joli moment a permis aux nombreux participant-e-s de « voir plus futé », comme le dit l’initiatrice de la fondation, Eva Saro.

Prochain rendez-vous ? Le 26 novembre de 19h à 21h, pour une petite histoire des images du corps à travers les âges, avec Radu Stern, historien de la photographie et responsable des programmes éducatifs du Musée de l’Elysée. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Pour plus d’informations :  site de la Fondation images et société

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