Le 17 avril 2011, les électeurs et électrices de la Ville de Genève m’ont renouvelé leur confiance en me réélisant au Conseil administratif de la Ville de Genève. Ce faisant, ils ont plébiscité la femme de gauche que je suis, les valeurs socialistes et humanistes que je défends et les engagements politiques que j’ai pris devant elles et eux. Parmi ces engagements, la garantie d’une administration municipale exemplaire, l’établissement de finances saines et une action déterminée en faveur des plus démuni-e-s figurent en bonne place.

Chaque jour, je mesure la responsabilité qui m’a été confiée.

Aujourd’hui, cela fait un peu plus d’une année que la législature 2011-2015 a débuté. Un moment idéal donc pour tirer un premier bilan de mon action et pour rendre des comptes.

Des finances publiques saines, au service de toutes et tous

Au début de cette année, la Ville de Genève est arrivée en tête du comparatif annuel établi par l’Institut des hautes études en administration publique (IDHEAP) et PME Magazine, concernant les finances publiques des villes helvétiques. Outre un désendettement conséquent (-23% entre 2007 et 2010), l’IDHEAP relève que la Ville de Genève réalise d’excellentes performances dans tous les autres domaines examinés. Preuve que l’on peut être de gauche, maintenir des prestations sociales et mener une politique financière efficace.

Par ailleurs, grâce à l’engagement de l’Association des communes genevoises, que j’ai réussi à fédérer autour de la position de la Ville de Genève, les Constituant-e-s ont renoncé à leur volonté de passer à un modèle d’imposition communale sur le lieu de domicile. Cette mesure aurait coûté entre 86 et 129 millions de francs à la Ville de Genève.

Une économie diversifiée, durable et créatrice d’emplois

La promotion d’une économie durable est l’un des axes prioritaires de mon action. Il est en effet essentiel de promouvoir un développement économique local, reposant sur un tissu économique diversifié, capable de générer des emplois tout en préservant des conditions de travail de qualité.

A ce titre, le soutien à une agriculture de proximité représente un axe important de mon engagement. L’encouragement à la production et à la diffusion de produits alimentaires locaux, la sensibilisation des publics à la consommation responsable et le soutien à des initiatives de production urbaine sont autant d’objectifs que je poursuis. A l’heure où l’on constate une demande croissante pour des produits locaux et de saison, cette politique prend un sens particulier. Elle permet également de maintenir et de créer des emplois locaux et durables, ainsi que de pérenniser un secteur contribuant à la mixité et à la diversité du tissu économique.

Mon engagement dans la lutte contre le chômage et pour la réinsertion socio-professionnelle ne faiblit pas. Depuis le début de la nouvelle législature, le Fonds chômage – dont la dotation est passée à 5.7 millions de francs à ma demande – soutient de nombreux projets novateurs, parmi lesquels des projets d’entreprises économiques et solidaires (Caddie Service, GenèveRoule,…), des projets de formation et d’accompagnements (Camarada, OSEO Genève,…) et des projets à destination des jeunes (la Boite à boulot, la Barge,…). Afin de renforcer encore l’efficacité de ce fonds, je travaille actuellement à l’affinage des outils d’évaluation des projets.

Une société juste et solidaire

Mieux vivre ensemble, c’est forcément s’engager pour une société juste et solidaire, pour une société qui garantisse l’égalité des chances indépendamment du fait que l’on soit un homme ou une femmes, suisse ou étranger, riche ou pauvre.

A ce titre, je commencerai par rappeler la belle victoire de la Ville dans le bras de fer qui l’opposait au Conseil d’Etat concernant les prestations municipales. Après une âpre bataille juridique, la justice a en effet donné raison aux valeurs sociales défendues par la Ville de Genève, en lui permettant de continuer à soutenir financièrement plus de 4’000 hommes et femmes. Un soutien indispensable.

En 2012, Genève a également été sacrée ville la plus généreuse de Suisse pour les droits accordés à son personnel, en termes de congés paternité, maternité, parental et adoption. Ces avancées, nées des négociations sur le Statut que j’ai menées avec mon collègue Pierre Maudet, démontrent qu’il est possible d’être financièrement et socialement responsables.

C’est dans cet esprit également que j’ai proposé deux postes au budget 2012 concernant les questions LGBTIQ et de diversité. Il est en effet temps de développer de véritables politiques communales dans ces domaines afin lutter contre toute forme de discrimination.

Finalement, cette année a été une année charnière en matière de solidarité internationale. La Délégation Genève Ville Solidaire (DGVS), rattachée à mon département depuis 2011, a été remodelée et la politique de solidarité a été redessinée. Au rang des changements d’importance, citons l’entrée en vigueur d’un nouveau règlement d’application du fonds de solidarité internationale, la mise en place d’une commission consultative,  l’ouverture de deux postes d’administrateur-trice-s du fonds, l’augmentation du budget consacré à la solidarité internationale à 0.6% du budget municipal et la conclusion d’un nouveau contrat-cadre avec la Fédération genevoise de coopération pour les années 2012-2015.

Evidemment, cette première année de législature a également été marquée par quelques déceptions. Je pense notamment à la décision de justice interdisant à la Ville de fixer un salaire minimum de 25 francs pour les nettoyeurs et nettoyeuses des bureaux de la commune. Mais 2012 sera l’occasion de remettre l’ouvrage sur le métier et, je l’espère, de trouver une issue juste à cette question.

C’est sur ce bilan que je vous laisse pour quelques semaines. Je vous souhaite à toutes et tous un excellent été et me réjouis de vous retrouver dès la fin du mois d’août!

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