Par l’adoption en 2009 du Plan directeur communal 2020 et suite à la signature des Engagements d’Aalborg en septembre 2010, la Ville de Genève s’est engagée à promouvoir une économie locale et durable. Dans ce cadre, la promotion de l’agriculture de proximité représente un domaine prioritaire de son action.

Comme son nom l’indique, l’agriculture de proximité se pratique aux environs des marchés qu’elle dessert. Ce faisant, elle offre un lien privilégié entre producteurs/trices et consommateurs/trices et rapproche plus généralement la ville de la campagne. Cette relation de proximité vise à assurer un maximum de transparence et de traçabilité des produits.

L’agriculture de proximité cristallise en son sein un certain nombre d’enjeux, que la Ville de Genève reconnaît pleinement. Il apparaît ainsi que soutenir ce type d’agriculture, c’est agir pour la souveraineté et l’autonomie alimentaire, en garantissant une offre de produits de qualité, diversifiés et respectant les équilibres naturels ; c’est également maintenir et créer des emplois locaux et durables, ainsi que pérenniser ou développer un secteur contribuant à la mixité et à la diversité du tissu économique ; enfin, c’est conserver les zones agricoles, réduire les transports et leur pollution, et utiliser des techniques de production respectueuses de l’environnement.

Dans sa feuille de route 2012-2015, le Service Agenda 21-Ville durable de la Ville de Genève s’est fixé une série d’objectifs en matière d’agriculture de proximité : il s’agit en premier lieu d’encourager la production et la diffusion de produits alimentaires locaux ; deuxièmement, de sensibiliser les publics à la consommation responsable ; et enfin, de développer et soutenir des initiatives de production urbaine visant à créer du lien social et de l’éco-consommation (agriculture urbaine).

L’agriculture urbaine justement constitue un secteur d’activités situé au centre des enjeux du développement durable. Cette agriculture, que l’on peut définir comme la culture, la transformation et la distribution de différents produits agricoles à l’intérieur ou à la périphérie d’une ville, peut aussi bien prendre la forme de potagers ou de ruchers urbains sur les toits, dans les squares ou dans jardins privés, de poulaillers ou encore d’arbres fruitiers dans les parcs.

Loin de remplacer les grandes cultures en campagne, l’agriculture urbaine possède de multiples avantages, parmi lesquels la création et le maintien des espaces verts de biodiversité en milieu urbain et l’amélioration de la qualité de vie des citadin-e-s en générant loisirs et liens sociaux. Elle peut également jouer un rôle dans la production alimentaire et l’accès à des produits de maraîchage locaux et de saisons, ou encore favoriser l’autoconsommation.

Consciente des enjeux en la matière, la Ville de Genève entend continuer à s’investir pour soutenir le développement de l’agriculture de proximité. Ces prochaines semaines, vous pourrez d’ailleurs découvrir plus concrètement les formes de ce soutien sur ces pages et appréhender  les nombreuses potentialités de ces modes alternatifs de production, de distribution et de consommation.

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