Difficile de concilier respect des droits humains et activités commerciales transnationales. Tel est, en tout cas, le constat fait ces dernières années par de nombreuses ONG suisses qui tirent la sonnette d’alarme. Dernier exemple en date : les activités du géant suisse spécialisé dans le négoce des matières premières en République Démocratique du Congo.

Durant plus de six mois, « Pain pour le prochain » et « Action de Carême » ont enquêté, en collaboration avec des organisations non-gouvernementales congolaises, pour évaluer l’impact des activités de Glencore en République Démocratique du Congo. Le bilan de ces recherches est pour le moins inquiétant : parmi les activités dénoncées par les ONG, citons en effet l’achat par Glencore de minerais extraits par des enfants et des adolescents de moins de 17 ans, des conditions de travail inacceptables (travail à mains nues et sans équipement de sécurité dans des puits de 80 mètres de profondeur), la pollution de cours d’eau, l’absence de dialogue avec les communautés locales ou encore l’évasion fiscale estimée à plus de 196 millions de dollars.

Cette étude, complète et très documentée, met une nouvelle fois en lumière l’absence préjudiciable de cadre politique et légal en Suisse visant à réglementer les activités des entreprises transnationales. Elle rappelle également la nécessité de mener une action politique volontariste afin d’obliger les maisons-mères établies en Suisse à faire respecter les droits humains et l’environnement par leurs filiales à l’étranger.

Pour plus d’informations, cette étude peut être consultée ici.

Pour un résumé de l’étude, la Tribune de Genève relaye cette information ici.

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