6% en moyenne. Tel a été le taux de chômage annuel du canton de Genève entre 2000 et 2010. Un chiffre conséquent qui, parfois, décourage. Mais le chômage n’est pas une fatalité. C’est en tout cas le credo de la Ville de Genève qui mène, depuis plusieurs années déjà, des politiques publiques volontaristes en matière de création d’emploi et de réinsertion professionnelle. Avec, parmi ses outils, un instrument essentiel : le Fonds chômage.

Les origines du Fonds chômage remontent à 2003. Cette année-là, le Conseil municipal de la Ville de Genève décidait de créer un Fonds destiné à financer des mesures pour la réinsertion sociale et professionnelle de personnes sans emploi. L’angle retenu était alors le subventionnement d’emplois temporaires dans l’administration et au sein d’associations. Doté de 2.7 millions de francs, ce Fonds a permis à plus de 900 personnes d’occuper un emploi temporaire entre 2003 et 2008. Mais l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi cantonale sur le chômage en 2008 et l’abandon des emplois temporaires cantonaux ont rendu caduque l’utilisation du Fonds municipal.

Sous mon impulsion, une restructuration du Fonds chômage a donc été menée en 2008. Progressivement, la Ville de Genève est sortie de la logique d’aide individuelle pour affecter ce Fonds à la création et la mise en œuvre de projets innovants en matière d’insertion socioprofessionnelle. Depuis le 1er janvier 2009, le Fonds chômage est ainsi entièrement dédié au financement de projets développés par des entreprises sociales et solidaires dans les domaines de l’accompagnement rapproché (coaching), de l’aide à la recherche d’emploi, du placement et de l’insertion par l’activité économique. Autant de projets qui contribuent également à concrétiser les engagements de la Ville en matière de développement durable, de diversité et d’égalité.

La Ville ne peut, ni ne veut se substituer au Canton en matière de lutte contre le chômage. Elle a ainsi choisi de collaborer activement avec lui en complétant son action ou en proposant des projets répondant à des besoins non couverts. Ainsi, par exemple, là où le Canton assure le financement d’emplois subventionnés, le Fonds chômage peut entrer en matière pour des financements complémentaires liés aux frais de fonctionnement, de formation ou d’investissement. En ce sens, Canton et Ville allient au mieux leurs efforts.

En 2010, un montant supplémentaire de 3 millions de francs a par ailleurs été affecté au Fonds municipal de lutte contre le chômage, portant sa dotation financière annuelle à 5,7 millions de francs. Une somme conséquente qui a permis à la Ville de soutenir à ce jour 21 projets, pour une durée maximale de quatre ans. Un bref descriptif de tous ces projets est disponible sur le site de la Ville.

En termes de résultats, les projets initiés en 2009 et 2010 ont déjà porté leurs fruits. Quelques exemples :

  • 22 nouveaux postes d’insertion ont été créés à l’Arcade Rive Gauche de Genève Roule. Plus de 41 personnes y ont travaillé depuis avril 2010. A ce jour, 5 personnes ont retrouvé un emploi et 4 ont entrepris une formation qualifiante.  
  • 54 postes d’insertion sont soutenus dans le cadre du projet Caddie Service, dont 28 sont occupés par des personnes habitant en Ville. 5 personnes ont retrouvé un emploi pérenne.
  • 73 femmes ont suivi le programme « Ici-formation » de l’association Camarada et 25 ont retrouvé un emploi.
  • 30 personnes ont retrouvé un emploi fixe grâce au renforcement du dispositif de placement de la Bourse à l’emploi de l’OSEO.

Encourageant.


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