Aujourd’hui, le Conseil municipal de la Ville de Genève se réunit pour le traditionnel et non moins important vote du budget.

En cette période de crise économique et d’incertitudes quant à l’avenir, le vote d’un budget d’un peu plus de 1 milliard par les Conseillères et les Conseillers municipaux de la Ville de Genève constitue dès lors un exercice de la plus haute importance.

Il est en effet à mon sens primordial que le délibératif de la Ville de Genève agisse en bonne intelligence afin de donner à notre commune les moyens nécessaires pour garantir aux citoyennes et aux citoyens un bon fonctionnement de leurs institutions qui ne manqueront pas de jouer un rôle essentiel dans les mois et les années à venir.

En effet, les perspectives économiques et financières pour 2012 sont sombres et il faut réaffirmer la nécessité pour notre collectivité de soutenir celles et ceux qui en auraient besoin.

Dans ce contexte difficile, il convient néanmoins de faire preuve d’un certain optimisme et ce pour plusieurs raisons.

Premièrement, en cette période de crise de la dette, la Ville de Genève bénéficie d’une situation qui reste relativement bonne eu égard à d’autres collectivités publiques. En effet, entre 2007 et 2010, notre commune a réduit son endettement de 1,84 milliards à 1,41 milliards, soit une diminution de 430 millions de francs. Cela représente une réduction de son endettement de 23,4% et cela permet à notre Commune d’être plus forte dans le contexte actuel.

De plus, dans un récent rapport, intitulé : « comparatif 2010 des finances cantonales et communales », l’Institut des hautes études en administration publique (IDHEAP) a mis en évidence que la Ville de Genève supporte le taux d’intérêts le plus faible de Suisse avec un taux à 2,26%, contre par exemple 3,14% à Zürich, 2,75% à Bâle ou encore 3,12% Lausanne. La moyenne nationale étant de 2,92%.

Deuxièmement, je suis convaincue que la Ville de Genève possède de multiples talents et de nombreuses opportunités peu ou pas assez développées. Je pense notamment au secteur de l’économie sociale et solidaire au potentiel d’emploi de près de 10% des salarié-e-s de notre canton et constituant une piste de développement économique trop négligée à mon sens.

Alors oui, la situation économique n’est pas bonne et mérite que l’on agisse avec le plus grand soin mais il existe aussi des raisons d’être optimiste. Il est à ce titre primordial que les politiciennes et les politiciens, qui discute du budget aujourd’hui, prennent leur responsabilité et aient à cœur de voter un budget qui, à mon sens, est équilibré.

En effet, le projet de budget tel que présenté, me semble-t-il, la part entre les nécessaires ajustements budgétaires que la crise nous impose tout en permettant à notre Commune et à ses institutions de jouer leurs rôles à un moment où les Genevoises et les Genevois vont en avoir besoin.

Les crises ont cela de positif qu’elles nous obligent à repenser certains de nos fondamentaux. J’espère que le vote du budget 2012 sera aussi l’occasion de discuter des limites que notre modèle de développement économique semble avoir atteints et des moyens que nous pouvons toutes et tous mettre en œuvre afin de les dépasser.

J’estime que le développement de notre Ville mais aussi de notre région ne doit pas être stoppé mais repensé. Nous devons être en mesure de proposer des solutions innovantes, pérennes, socialement et écologiquement durables à nos concitoyennes et concitoyens afin que la Ville de Genève sorte renforcée de cette crise.

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