Le 27 novembre prochain, nous aurons à nous prononcer sur l’instauration d’un salaire minimum. Cette mesure apparaît comme essentielle en période de crise économique. La question posée est en effet celle du droit à une rémunération qui permette de vivre dans la dignité. La Suisse est l’un des derniers pays membre de l’OCDE à ne pas avoir répondu favorablement. Même l’Allemagne, face à la sous-enchère salariale, s’y est convertie.

En tant que responsable d’une collectivité publique, ma réponse est clairement affirmative. La crise des finances publiques diminue la capacité des communes à maintenir des filets sociaux suffisants. La situation du marché du travail est de moins en moins favorable aux salarié-e-s : Mon OUI est donc celui d’une femme de gauche, élue. Il est une réponse pragmatique à l’évolution de notre économie et de notre société. Pour que toutes et tous aient droit à la formation, et l’accès à un travail qui permette de se réaliser et de vivre décemment, nous ne pouvons plus laisser au seul marché le soin de fixer les règles. A ce titre, je relève, qu’il est indéfendable, selon ma conception du monde, que certain-e-s se voient verser des salaires sans commune mesure avec le travail effectué alors que d’autres, malgré leur travail, n’arrivent pas à « joindre les deux bouts ». Par ailleurs, les exemples de sous-enchère récents démontrent que nous devons renforcer les garde-fous. Car même là où des conventions collectives existent, leur respect n’est pas garanti. Un salaire minimum légal constituera une amélioration certaine et un véritable droit pour les salarié-e-s de tous les secteurs économiques.

Cette mesure ne constitue pas à elle seule la panacée, mais quand même, une réponse concrète aux nombreux abus constatés.

A Genève, une partie de la population ne peut tout simplement pas vivre avec les salaires proposés. Or, on le sait, en cas de bas salaires, c’est la collectivité qui paie par le biais des prestations sociales ou d’assistance. En résumé, l’Etat et les communes subventionnent indirectement des entreprises qui sous-paient leurs salarié-e-s malgré de juteux bénéfices.

L’enjeu sociétal qui se joue le 27, nous concernent toutes et tous. La réponse que nous y donnerons sera déterminante pour de nombreuses et de nombreux genevois mais au-delà, pour le développement de Genève. Vous savez qu’il me tient à cœur, le respect des travailleuses et des travailleurs, aussi !

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