Quand on baisse les impôts, on diminue les rentrées fiscales. C’est logique et apparemment pas si compliqué. Pas besoin d’avoir fait de hautes études en économie pour le comprendre. Et pourtant, certains semblent tomber des nues. Surprenant ! Hier, le Conseil d’Etat présentait le budget pour l’année 2012 avec un déficit de 429 millions de francs, dont 150 structurels. Cela veut dire qu’indépendamment de la conjoncture, il manque 150 millions pour avoir un budget équilibré. Mais d’où vient ce déficit ? Pas besoin de trop se creuser la tête! Notamment de la baisse d’impôt sur les personnes physiques et du bouclier fiscal voulus par le Conseil d’Etat, il y a de cela 2 ans ! Et si ce déficit n’est pas apparu avant, ce n’est que par effet d’illusion dû à la revalorisation des terrains du PAV. Il y a 2 ans, avec mes collègues du Conseil administratif de la Ville, nous avions voulu mener campagne contre ces baisses d’impôt. La droite et les Verts, aussi bien au niveau cantonal que municipal, ont crié à l’irresponsabilité. Vraiment ? Alors, voilà. Quand on fait des baisses d’impôt en période électorale, c’est très populaire ! Mais quand après, on n’a plus d’argent dans les caisses de l’Etat, qui en paie les conséquences ? Aujourd’hui, c’est notre qualité de vie à toutes et tous qui va en pâtir. Car l’argent, il va falloir le trouver. Le Conseil d’Etat va-t-il proposer de supprimer le bouclier fiscal ? Ou taxer les super riches comme propose le Conseil fédéral pour renflouer l’assurance-chômage ? A tout le moins, j’espère que le Conseil d’Etat abandonnera ses velléités de baisse des impôts pour les entreprises et de suppression de la taxe professionnelle. Affaire à suivre…

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn
Mots clefs: , , ,