Nous vivons une période formidable où malgré les discours qu’on nous assène… NON baisser les impôts n’est pas une fatalité. Baisser les impôts n’est pas toujours socialement, éthiquement et budgétairement adéquat.

Aujourd’hui, à l’heure où certains pays sont surendettés, on s’aperçoit finalement de la nécessité d’une fiscalité équilibrée. Pourquoi équilibrée? Parce qu’un pays pour fonctionner a besoin d’argent pour mettre à disposition de sa population des infrastructures telles que les routes, les transports publics, des aides sociales, des crèches, de la formation…  Cet argent, l’Etat doit le gagner grâce à l’impôt.

Contre toute attente le vent tourne ! J’en veux pour preuve, le discours de Christophe Darbellay, conseiller national et président du PDC suisse. Vendredi soir à la radio, ce dernier revenait sur ses propos à l’encontre de l’UDC qu’il traite de « secte de débiles ». Sans m’attarder sur le champs lexical utilisé, je comprends  l’agacement de C. Darbellay qui provient de la volonté de l’UDC de baisser massivement les impôts sur les entreprises. Une idée que C. Darbellay trouve incongrue, notamment au vu de la dernière baisse fiscale sur les personnes morales voulue par Hans-Rudolph Mertz, qui a coûté 10 milliards au lieu de 80 millions à la Confédération et aux contribuables. Pour le conseiller national, l’UDC veut ainsi priver l’Etat de ses moyens d’agir. La fin de l’Etat, c’est la fin du pays !

Je me réjouis que le PDC tienne ce discours.

Cette prise de conscience s’effectue de façon plus large en Suisse. Ainsi, dimanche dernier, les Zurichois-e-s ont refusé à 69% une initiative soutenue par le PLR et l’UDC visant à diminuer de moitié l’impôt sur la fortune. Après l’abolition des forfaits fiscaux, les Zurichois-e-s ont encore fait preuve d’un sens poussé de la justice fiscale.

Loin d’être un cas isolé, je crois qu’aujourd’hui, nous nous rendons pleinement compte que pour bien vivre ensemble, il faut que chacun et chacune participe selon ses moyens au bon fonctionnement de la collectivité, de notre Ville, de notre canton et de notre pays.

Il en va de l’intérêt général !

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