La rentrée venue, voici arrivé l’heure pour la Ville de Genève de présenter son  projet de budget pour 2012, reflet des choix politiques du Conseil administratif pour l’année à venir. Un enjeu politique majeur, une grande responsabilité.

Car, vous en conviendrez avec moi, gérer l’argent du contribuable ne peut se faire à la légère. Cet argent, votre argent, versé sous forme d’impôt, permet de garantir des prestations publiques indispensables au bien-vivre ensemble (crèches, routes, sécurité, aides sociales…). Il est donc nécessaire de le gérer au plus juste des besoins, de manière efficace et efficiente.

Cette année, l’élaboration du projet de budget 2012 s’est faite dans un contexte économico-financier international et européen particulièrement agité. Cela aura indubitablement des répercussions sur notre économie locale. La crise de la dette dans certains pays (Grèce, Etats-Unis…), la force du franc suisse illustrent notre interdépendance. La Suisse, Genève ne sont pas hors monde. Ce qui touche les autres pays nous affecte également, même si les maux sont parfois différents ou souffrent de décalage temporel. Dès lors, il y a fort à parier que l’avenir financier de la Ville risque de s’assombrir dans les mois et semaines à venir. Une raison supplémentaire pour faire montre de prudence.

Prudence mais solidarité également pour ce projet de budget. Car contrairement à certains poncifs, il est faux de dire et de croire que Genève est riche et n’a pas de soucis à se faire. Sur le plan social, rappelons encore une fois que nous connaissons un développement producteur d’inégalités croissantes. A titre d’exemple, à Genève, le revenu imposable des 14% de la population les plus riches a augmenté de 10.3% entre 2003 et 2007, alors que pour les 86% restant, ce revenu n’a crû que de 0.5%.  Les demandes auprès de l’Hospice général quant à elles ont augmenté ces deux dernières années de 20%.

Alors oui, certain-e-s s’en sortent très bien, mais ce n’est malheureusement pas le cas de tous. Genève possède aussi son quart-monde, la pauvreté, la précarité y sont aussi présentes.

Face à ce constat, l’exécutif a travaillé à une copie 2012 qui s’inscrit dans une volonté de réduction des inégalités sociales qui passe par la garantie de prestations publiques de qualité.

Par ailleurs,  le projet 2012 atteint (et c’est historique !) la part de 0.7% du budget octroyé à la solidarité internationale (augmentation de subvention de 3.7 millions à 7 millions de francs).

Enfin, un effort particulier (plus 10 mios) est proposé sur les dépenses d’entretien des bâtiments, des routes ainsi que du réseau d’assainissement des eaux usées.

Et les impôts me direz-vous, vont-ils baisser ? Réponse négative, car à mon sens il s’agit de poursuivre nos efforts de désendettement communal (pour rappel, nous avons remboursé entre 2007 et 2011 plus de CHF 500 mios).  Aujourd’hui, certain-e-s veulent revenir en arrière et, à tout prix, réduire la fiscalité et la capacité communales de répondre aux attentes des communié-e-s.  Ces propositions semblent vu la crise traversée, irresponsables financièrement et socialement, éthiquement indéfendables.

Vous trouverez l’ensemble du projet de budget 2012 de la Ville de Genève sur notre site internet www.ville-geneve.ch

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