“Mon quotidien est celui de tous les parents : faire un câlin au réveil, préparer le petit déjeuner, les accompagner à l’école ou à la crèche, attendre à la sortie avec les autres parents, suivre les devoirs, lire une histoire; se promener en famille ; essuyer une larme et consoler un gros chagrin … ». Ces propos pourraient être les miens. Or, ce sont ceux de Chatty Ecoffey, mère de deux enfants (comme moi) qui vit avec sa compagne.

Ces mots, elle les a prononcés samedi dernier dans le cadre de la Pride 2011. Un témoignage bouleversant, celui de cette mère si ordinaire et pourtant ostracisée par notre dispositif légal. Car malgré l’amour qu’elle porte à ses enfants, la présence qu’ils occupent dans sa vie, si Chatty se sépare de sa compagne, elle perd tout droit sur ses enfants. N’étant pas la mère biologique, elle ne représente légalement rien pour ses enfants. En cas de séparation, elle n’a par exemple aucun droit de visite. Trouvez-vous cela normal ?

Une fois de plus, on note que de nos jours, la norme reste celle de l’union hétérosexuelle et si possible (cerise sur le gâteau) sacralisée par le mariage. Les filles attendent le prince charmant… Point barre.

Comme je l’ai écrit récemment (voir blog), je regrette que la Commission des affaires juridiques du Conseil national n’ait pas accepté la pétition (voir ici) qui reconnaît à tous les parents et donc aux familles arc-en-ciel, le droit d’exister et d’avoir les mêmes droits que les autres parents.

J’espère que les choses bougeront et évolueront. Mais d’ici-là, en entendant Chatty parler de son quotidien si semblable au mien et peut-être au vôtre, j’aimerais mettre en avant le travail que nous, élu-e-s locaux-ales, pouvons faire. Je veux parler bien entendu de la sensibilisation dans les structures d’accueil des crèches, du para et du périscolaire. Ces espaces de vie doivent être ouverts à des politiques de l’égalité et de la différence (culturelle, religieuse, ethnique ou sexuelle). Et les collaborateurs et collaboratrices formé-e-s.

Je me réjouis de pouvoir en parler dès la rentrée avec ma Collègue Esther Alder, en charge de la cohésion sociale et de la solidarité.

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