Les filles sont jolies, têtues, rigolotes, douces, gourmandes, coquettes, amoureuses, mignonnes, élégantes, belles ; et les garçons sont, quant à eux, courageux, forts, fiers, vaillants, robustes, rusés, habiles, déterminés, espiègles, cools. C’est ce qu’affiche la marque de vêtements « Petit Bateau » sur ces T-shirts, respectivement roses pour les filles et bleus pour les garçons. Franchement, c’est un peu bateau…

Mais, je vous pose la question, devons-nous encore, aujourd’hui, être caractérisé selon des préjugés genrés ? Selon notre sexe et non selon notre personnalité propre ?

La réponse est non ! Je pense qu’il est grand temps de dépasser et de proposer des politiques publiques qui déconstruisent ces clichés. Qu’on soit une femme ou un homme, on peut être amoureux-euse, robuste, rusé-e, doux-ce…

La pensée genrée débordante de clichés contribue à poser des barrières aux hommes et aux femmes. Elle les façonne et les fige à une image obsolète et restrictive.

En Ville de Genève, nous multiplions les actions pour casser ces images genrées. Le projet politique est que chacun et chacune puisse s’exprimer et s’épanouir selon son caractère propre et non selon un dictat social.

Souvenez-vous du livre « Et pourquoi pas toi », dont j’ai déjà parlé sur ce blog. Edité par la Ville,  en collaboration avec mon ex-collègue Manuel Tornare, en charge du Service de la petite enfance de la Ville, ce livre combat les représentations stéréotypées dans notre société. Interactif et ludique, cet ouvrage permet aux filles et aux garçons de pouvoir, dès le plus jeune âge, élargir leurs perceptions des rôles et des activités que chacune et chacun peut faire, en toute liberté. Des femmes peuvent jouer au foot ou bricoler et des hommes peuvent soigner des bobos ou faire du jardinage.

Ou alors, cette autre initiative soutenue par la Ville, 300 albums attentifs aux potentiels féminins et opposés aux clichés sexistes sur www.lab-elle.org .

Ne soyons pas fatalistes, « on ne naît pas femme, on le devient » comme le disait Simone de Beauvoir. Ne nous laissons pas enfermer dans des constructions genrées, déstructurons-les !

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