Pourquoi, en Suisse, la femme qui se marie doit-elle automatiquement prendre le nom de son mari ? Le nom de famille de l’homme prévaut-il sur celui de la femme ? Quelle logique se cache derrière ce principe? Celle d’une société encore patriarcale, assurément!

Actuellement, en se mariant, la femme peut garder son nom de célibataire, prendre celui de son mari, ou porter son nom et celui de son mari sans trait d’union.

Contre toute attente, le Conseil des Etats vient de franchir un pas important la semaine passée en matière d’égalité. À la quasi unanimité, la chambre a approuvé la réforme du code civil relative au libre choix du nom de famille lors du mariage. Concrètement ?

La chambre des cantons propose que désormais, en se mariant, l’homme et la femme puissent soit garder chacun leurs noms respectifs ou opter pour le nom de l’un-e ou de l’autre. Idem pour les couples homosexuels pacsés.

Initiée en 2003 par la socialiste Susanne Leutenegger Oberholzer, puis rejetée par le Conseil national, mais soutenue par le Conseil fédéral et maintenant la Chambre des Etats, cette réforme semble enfin voir le jour.

A titre personnel, je me réjouis de ce pas vers davantage d’égalité. Car, toute symbolique quelle soit, l’obligation de prendre le nom du mari est un symbole fort, celui d’une société patriarcale. Laisser le libre choix d’adopter le nom de la femme ou de l’homme est synonyme d’égalité. Qu’on se rassure cette possibilité ne vexe pas les plus traditionalistes qui pourront toujours perpétuer l’usage du nom du mari.

Pour les autres, la réforme proposée est un pas de plus vers l’égalité, soit c’est la possibilité d’exister à part entière … Toujours bon à prendre !!

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