La Grèce vit des heures sombres depuis 2010. Endettée à hauteur de plus de 300 milliards d’euros, elle est au bord de la faillite. Afin d’éviter le pire, l’Union Européenne et le Fonds Monétaire International ont accordé en 2010 une aide de 110 milliards à la Grèce.

En contrepartie de cette aide, la Grèce se doit de mettre en vigueur un plan d’austérité. Cette réforme prévoit notamment des diminutions salariales chez les fonctionnaires, une hausse de la TVA et de grandes coupes dans les prestations publiques. Bref, des sacrifices pour la population grecque qui devra se serrer la ceinture !

Mais quelles sont les causes de cette crise ? Elles sont multiples. La Grèce est depuis longtemps endettée. Cette dette a été cachée pendant un bon nombre d’années, notamment, afin de rentrer dans la zone euro. Les gouvernements conservateurs qui se sont succédés n’ont pas su tirer profit des années de forte croissance entre 2000 et 2007 pour diminuer la dette.  Véritable fléau, l’économie souterraine est estimée à 20% du PIB, autant d’argent qui échappe à l’Etat. Enfin la fraude et l’évasion fiscale représentent également un manque à gagner considérable pour les finances publiques. Où sont les millionnaires grecs ? En Suisse ?

A ces causes, ajoutons la crise économique et financière mondiale, étincelle de la crise grecque.

A ceci, s’additionne un cercle vicieux financier. La Grèce obligée d’emprunter de l’argent pour faire face à ses échéances est notée par des grandes agences internationales qui évaluent le risque de non remboursement. Ces dernières, ont très récemment, abaissé la note de la Grèce. Conséquence, les taux d’intérêts augmentent, la situation empire, la Grèce doit réemprunter, et les taux d’intérêts augmentent… Résultat ? La Grèce ne peut plus emprunter !

Aujourd’hui, le peuple grec paie les pots cassés. Ces femmes et ces hommes sont victimes d’incompétence crasse de la part d’ex-dirigeant-e-s, mais avant tout, d’un système qui ne prend en compte que l’intérêt économique privé et non l’humain.

Alors, que l’Union Européenne marchande son aide contre un plan d’austérité de la part du gouvernement grec. Quid des grec-que-s ? Qui pour les moins de 25 ans connaissent un chômage qui dépasse 20%, qui verront leur pouvoir d’achat diminuer de 10% à 30%.

Et nous? Devons-nous rester spectateur-trice-s de ce naufrage ? Après avoir été nous-mêmes touchés par la crise financière, ne serait-il pas temps de prendre les mesures pour mettre fin à ce système mondial pervers ?

Oui, notre monde ne doit pas être uniquement dirigé par des spécialistes de la finance et des économistes. Les femmes et les hommes politiques ont pour devoir de poser un cadre aux décisions prises par l’économie, de réaffirmer le primat du politique. C’est pourquoi, il nous faut aujourd’hui prendre le courage de développer un système de solidarité et d’entraide entre les pays.

Enfin, posons-nous également la question de notre attractivité fiscale et des conséquences sur les pays qui voient leur fortune disparaître à notre profit ? Quelle image !

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