Mercredi 1er juin, commence une nouvelle législature, et c’est également le moment des adieux à mes deux collègues du Conseil administratif de la Ville de Genève : Patrice Mugny et Manuel Tornare.

Je tiens à rendre hommage à ces deux personnalités, qui ont contribué, chacun à leur manière, à faire de Genève ce qu’elle est aujourd’hui. Huit ans de culture pour Patrice Mugny et 12 ans de cohésion sociale, de jeunesse et de sport pour Manuel Tornare.

L’un et l’autre, ont laissent une empreinte dont l’Histoire seule nous dira si elle sera durable… une empreinte qui aura cependant marqué sans conteste la dernière décennie que les Genevoises et les Genevois viennent de traverser.

Pendant 4 ans, j’ai travaillé avec ces deux hommes que l’on pourrait qualifier, à tort, de diamétralement opposés.

Patrice Mugny, homme frontal et volontaire, qui ne connaît pas la langue de bois. Un véritable boxeur, pugnace toujours, belliqueux parfois, guerrier, opiniâtre et acharné. Mais, un homme qui sait également être un musicien et un grand lecteur, et qui puise dans les livres la couleur du temps.

Si une phrase devait décrire Patrice, ce serait forcément celle de son auteur préféré, Charles-Ferdinand Ramuz : « La seule vraie tristesse est dans l’absence de désir ».

Quant à Manuel Tornare, voilà un homme qui aime les gens et ces derniers le lui rendent bien ! Manuel Tornare aime.

Il aime la jeunesse et les aînés, il aime les familles et les solitaires, il aime l’humanité… et les chiens aussi (Spocky). Il s’indigne contre la misère et engage toute sa personne dans la lutte pour l’équité.

Manuel Tornare, c’est un socialiste républicain. C’est quelqu’un qui croit au pouvoir des idées et surtout quand celles-ci s’enracinent dans des valeurs et s’incarnent dans des personnes, de chair, de sang et de larmes.

Mais avant toute chose, Manuel Tornare est quelqu’un de chaleureux. Quand il vous dit bonjour, quand il vous fait la bise, quand il vous serre dans ses bras, vous sentez cet humanisme et cet amour qu’il vous transmet.

J’aimerais dire à Patrice et Manu qu’ils nous manquerons. A moi, à nous et à la Ville de Genève.

A tous deux, bon vent !

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