Hier, le Conseil administratif de la Ville de Genève a décidé de maintenir le recours contre la décision du Conseil d’Etat de supprimer les prestations versées par la Ville aux rentiers AVS / AI.

Petit rappel : cette aide est versée aux rentier-ère-s qui touchent moins de 2100 francs par mois. Comment peut-on vivre à Genève, dans une ville aussi chère, avec 2100 francs par mois ? Réponse : mal, très mal. C’est pourquoi, la Ville de Genève verse depuis plus de 30 ans des prestations (185 CHF / personne seule et 250 CHF / couple), afin d’assurer un « complément vital ».

Le Conseil d’Etat, quant à lui, veut que la Ville cesse de verser cette aide au prétexte qu’elle serait illégale.

Aujourd’hui, chacun campe sur sa position. Les tribunaux devront trancher.

Conséquence pour la Ville ? L’entrée en 12èmes provisionnels. Les 12èmes provisionnels, de quoi s’agit-il ? C’est très simple, on prend le budget de l’année précédente et on le divise par douze, pour chaque mois. Contrairement à ce qui est dit, il ne pèse aucune menace sur les mécanismes salariaux et les investissements. Ces derniers sont garantis. S’agissant des subventions, seules les nouvelles ou les augmentations sont gelées.

Alors, le jeu en vaut-il pas la chandelle ?

Clairement, OUI ! Car au-delà des questions juridiques, nous sommes face à un débat politique de fond. Quelle politique sociale défendons-nous ? Le Conseil administratif de la Ville a tranché. La défense des droits sociaux est sa priorité !

Car, retirer le recours, c’est accepter que certain-e-s vivent avec 2100 francs par mois à Genève.

Retirer le recours, c’est accepter le nivellement social proposé par le Conseil d’ Etat.

Retirer le recours, c’est se dédire des engagements pris pendant la campagne électoral.

Donc, OUI. Le jeu en vaut la chandelle !

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