Hier soir au Palais Eynard, et pour la première fois, la Ville de Genève a tenu à remercier et à féliciter les apprenti-e-s de l’administration municipale au travers d’une Fête de l’apprentissage. Bien qu’ils/elles recevront leurs diplômes ultérieurement, c’est l’occasion de célébrer l’apprentissage en tant que tel, cette première expérience professionnelle.

Si le Conseil administratif veut désormais organiser chaque année une Fête de l’apprentissage, c’est pour y inclure également les formatrices et les formateurs. En effet, un apprentissage, c’est un investissement important. Non seulement pour chaque jeune en formation, mais aussi pour les départements, les services et, bien entendu pour les formatrices et formateurs qui pendant 2, 3 voire 4 années offrent un encadrement au quotidien et le plus souvent sans compter leurs efforts !

Le travail de fourmi de celui ou celle qui transmet non seulement une technique, mais un savoir-faire et un savoir-être au travail, nécessite une bonne dose de constance et patience, voire même une certaine abnégation… Et ce travail n’est souvent pas suffisamment reconnu à sa juste valeur.

En début de cette législature, le Conseil administratif de la Ville de Genève avait décidé de faire de la formation des jeunes une priorité. L’objectif est pleinement atteint puisque depuis août 2007, le nombre des apprenti-e-s a augmenté de plus de 70% ! 46 apprenti-e-s étaient engagé-e-s en 2007 alors que pour la rentrée scolaire 2010 – 2011, ils/elles sont 80.

Durant ces quatre ans, la Ville de Genève a introduit de nouvelles filières dans une vingtaine de métiers différents, ce qui a permis de développer de nouvelles places d’apprentissage, d’élargir l’offre et d’accueillir également des personnes sans statut légal en Suisse ; parce que le droit à la formation ne peut pas s’arrêter au passeport !

Bien que l’administration municipale soit un exemple en matière de formation professionnelle, il existe encore beaucoup trop de jeunes laissé-e-s sur le carreau par manque de places d’apprentissage au sein des entreprises.

Il nous revient donc à nous, autorités municipales, de développer une politique publique d’incitation à la création de places d’apprentissage. Et ce défi, je compte bien le mener dès à présent !

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