Alors que nous vivons un développement qui est à bien des égards incontrôlé et laisse la place à la loi du plus fort et au profit immédiat, il est grand temps de poser le débat sur l’agriculture et l’alimentation que nous souhaitons.

Ce débat ne doit pas être réservé exclusivement aux communes suburbaines et au monde paysan, mais il concerne aussi notre Ville. Pourquoi ? Parce qu’à travers la question de l’agriculture de proximité, ce sont tous les enjeux du développement durable qui se jouent :

Ecologie : soutenir l’agriculture de proximité est une manière de lutter contre les dégradations de l’environnement, dues à un étalement urbain forcené et au phénomène de mitage du territoire. C’est également un moyen de réduire la pollution générée par le transport de marchandises.

Santé publique : en réponse aux crises sanitaires récentes (vache folle, grippe aviaire, grippe porcine, etc.) et aux impacts sur la santé de la « malbouffe » (maladie cardio-vasculaire, obésité, etc.), il est de la responsabilité des collectivités publiques d’assurer une alimentation plus saine à ses habitant-e-s.

Economie : la production de proximité peut être une alternative « rentable » à la hausse des prix du pétrole et des coûts de transports. Sous l’angle de la promotion économique endogène, le soutien à une agriculture de proximité contribue au maintien d’emplois locaux et à la transmission de savoir faire professionnelle.

Citoyenneté : le succès rencontré depuis quelques années par les initiatives genevoises d’agriculture contractuelle de proximité (comme Cocagne, Tournerêve, les Charrotons, etc) ; par la vente directe (au marché, à la ferme) et par les expériences urbaines d’autoproduction dans les quartiers (comme les Artichauts ou les plantages urbains) démontre qu’à Genève, il existe des consommateurs et des consommatrices pour qui consommer d’une manière responsable est un acte de citoyenneté (consomAction).

Consciente de l’importance de ces enjeux, la Ville prend des mesures concrètes pour soutenir des initiatives qui favorisent la production et la consommation responsable. Par exemple en apportant une aide financière à des projets de production (unités de production d’œufs et de poules aux « Cueillettes de Landecy», les Artichauts à Beaulieu). Mais également des projets qui ont trait à la transformation des cultures locales (le Moulin des Verpillères) et à leur distribution (le dépôt TourneRêve au Seujet).

Enfin, pour qu’il y ait une production locale, il doit y avoir une consommation. C’est pourquoi, la sensibilisation du public sur les questions alimentaires est une priorité, raison pour laquelle la Ville apporte son soutien à des manifestations comme la Semaine du Goût, le 1er août du monde paysan et le Festival du film Food Focus.

Pour la prochaine législature, je m’engage à continuer ces actions. Il s’agira prioritairement de renforcer la marge de manœuvre de la Ville en dotant l’administration de ressources pour améliorer l’approvisionnement dans les lieux de petites enfances, les restaurants scolaires et les établissements publics, propriétés de la Ville.

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