Hier s’est déroulée la première de nos 3 conférences débat sur “Genève et la gouvernance mondiale”.

Une collaboration Ville de Genève et Université de Genève.

Pourquoi ces conférences ? Pour briser la frontière mentale qui existe entre la Genève dite “internationale” et la Genève dite “locale”. Cette idée de “Genève internationale” est une genevoiserie toute provinciale : dit-on “la Bruxelles internationale” ou la “New York internationale” ? Non bien sûr. Bruxelles et New York ne sont-elles pas moins internationales ? Non plus !

Genève est non seulement une “ville internationale”, mais elle est également et surtout la Ville au monde où la concentration de compétences – sur une surface très limitée et par rapport une population très réduite – est probablement la plus importante au monde.

Cette concentration de compétences ne se réduit pas aux activités onusiennes et para-onusiennes (c’est-à-dire diplomatiques et multi-latérales). Elle est également très importantes dans le domaine privé (qu’il s’agissent des firmes transnationales, de la place bancaire et financière, ou des entreprises de trading). Elle est enfin impressionnante pour ce qui concerne la société civile transnationale, c’est-à-dire l’ensemble des organisations non gouvernementales et des mouvements sociaux qui luttent au quotidien pour revendiquer et faire appliquer le droit, et répondre aux besoins de la population planétaire.

Et ces compétences ne sont pas seulement très pointues (pour chacun des domaines). Elles sont également d’une très grande diversité, car elles touchent au fond tous les domaines de la politique mondiale.

Genève jouit donc d’une position unique, qu’elle ignore le plus souvent ; et en tous les cas, qu’elle ne sait pas suffisamment mettre à profit. Tous les problèmes mondiaux, sont des problèmes qui ont des effets localement. Et le plus souvent, les femmes et les hommes politiques genevois sont tentés d’imaginer dans leur coin les meilleures solutions possibles, sans faire appel à cet incroyable terreau d’expertise. Quel dommage !

Jeudi 10 mars, pour notre débat “Genève et la gouvernance mondiale de la migration et du refuge” (18h30, Salle R 080, entrée libre), en compagnie de:

  • Assane Diop, Directeur exécutif, Organisation Internationale du Travail (OIT)
  • Michel Jarraud, Secrétaire général,  Organisation Météorologique Mondiale (OMM)
  • William Lacy Swing, Directeur général, Organisation Internationale pour les Migrations (OIM)
  • António Guterres, Haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)
  • Vincent Chetail, Professeur adjoint en droit international, Institut de hautes études internationales et du développement de Genève (IHEID)

Et le jeudi 17 mars pour notre débat “Genève et la gouvernance mondiale du Commerce et du développement durable (18h30, Salle R 080, entrée libre), en compagnie de :

  • Pascal Lamy, Directeur général, Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
  • Cécile Molinier, Directrice du Bureau du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
  • Francis Gurry, Directeur général, Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI)
  • Christophe Bouvier, Directeur régional, Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE)
  • Maya Hertig Randall, Professeure ordinaire au département de droit public (UNIGE)

Les crises globales se succèdent de manière accélérée. Le monde a besoin de lieux de dialogue et d’action.

Je suis chaque jour plus convaincue que notre Ville a un rôle très particulier à jouer comme plate-forme d’émergence d’une gouvernance mondiale démocratique, la seule option pour sortir l’humanité de l’enfer social et environnemental dans lequel nous projette le fonctionnement actuel du système économique et politique mondial !

Alors rejoignez-nous nombreuses et nombreux les 10 et 17 mars prochains !

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