Lors de la dernière session du Grand Conseil, jeudi 24 mars, la droite cantonale, l’UDC et le MCG ont voté la suppression du « droit des pauvres ».

Cette taxe prélevée à hauteur de 13% sur l’ensemble des jeux de loterie et autres tickets à gratter rapporte chaque année à l’Etat environ 15 millions de francs. 70% servent à financer l’Hospice général et 30% sont reversés à des associations. 23 associations plus exactement : association Arabelle (Foyer d’hébergement), Autrement – Aujourd’hui, Cerebral Genève, Emmaüs, l’Entreprise Sociale l’Orangerie, l’Association pour l’Appartement de jour, la Fondation Intégration pour tous, la Maison Genevoise des médiations, Pro Mente Sana Association, La Pâquerette des champs, Pro Senectute Genève, Solidarité Femmes, SOS Femmes et Viol Secours.

Toutes ces structures jouent un rôle-clé pour Genève. Elles agissent directement pour les Genevois-e-s et représentent une aide essentielle pour un grand nombre d’entre-nous.

Or, selon la droite, l’UDC et le MCG, cette taxe qui rend les tickets de loterie plus chers à Genève que dans le canton de Vaud, nuit à l’économie de notre canton. C’est donc sous le prétexte de l’attractivité économique, qu’il faut la supprimer. Bien entendu, à ce jour, aucune étude n’a démontré cette évasion du jeu. Et très franchement, j’ai du mal à croire qu’il existe beaucoup de Genevois-e-s qui se déplacent jusqu’à Coppet pour aller gratter un billet de tribolo. Soyons sérieux !

Pour ma part, et désormais vous me connaissez sur ce sujet je suis légèrement monomaniaque, je suis convaincue que la droite et ses alliés use de prétextes fallacieux avec pour seul et unique objectif de réduire la capacité des collectivités publiques à répondre aux besoins de leurs citoyen-nes. Vous et moi sommes concernés car moins de prestations publiques, c’est moins de qualité de vie.

Alors, je vous pose la question : faut-il supprimer une taxe qui profite à une grande partie d’entre-nous afin de concurrencer la loterie de nos voisins vaudois ? Poser la question c’est y répondre. A ce jeu là, tout le monde est perdant !

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