Cher Peter Rothenbühler,

Je reste étonnée par vos critiques à l’égard de mes propos concernant les hôtesses du Salon de l’automobile. Je pensais qu’un journaliste aussi rigoureux que vous comprendrait le sens de mes remarques et en aucun cas n’userait du découpage hasardeux dans mes citations pour stigmatiser la vilaine destructrice de l’industrie automobile et des emplois liés que j’incarne selon vous.

Un conseil : replongez-vous (avec délice et non horreur) dans la lecture du Matin du vendredi 4 mars, vous verrez que je n’ai à aucun moment critiqué le rôle et le but du Salon de l’automobile. Bien au contraire, je pense qu’il doit être un lieu de progrès à même de relever les défis d’une mobilité motorisée respectueuse de l’environnement.

Cependant, pour moi et j’espère pour vous également, nul besoin d’une jeune et jolie femme (homme aussi d’ailleurs) pour agrémenter les charmes de la voiture.

Je reste opposée au principe de l’homme ou de la femme objet qui favorise la vente d’un produit et ce, quel qu’il soit. Je ne partage donc pas l’avis de ce respectable Monsieur qui, rencontré lors de l’inauguration du Salon, m’a expliqué, souhaitant illustrer à quel point mon propos était erroné : « la voiture, c’est comme une boîte de chocolat, il faut le ruban pour que ça soit joli ». Pour moi, les hommes et les femmes ne sont pas des rubans. Et pour vous ?

Toujours envie de me botter les fesses ?

Cordialement,

Sandrine Salerno

“Le mail de: Peter Rothenbühler”. Le Matin dimache (06.03.11)

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