Depuis plusieurs années, déjà en 1999, la droite s’attelle à la diminution progressive et méthodique du service public via des baisses continues d’impôts. En 2009 la droite, MCG et UDC compris, avec le soutien des Verts, avaient réussi à obtenir une diminution d’impôts sur les personnes physiques (LIPP) engendrant une réduction des rentrées fiscales pour les communes. Conséquence pour la Ville de Genève, une perte de revenu d’environ 60 millions de francs. Aujourd’hui, après avoir voulu récompenser les fraudeurs et fraudeuses du fisc avec une proposition d’amnistie fiscale, la même droite genevoise, souhaite supprimer la taxe professionnelle.

Cette taxe est perçue sur les entreprises en fonction de la surface occupée, du nombre d’employé-e-s et du chiffre d’affaire. Par conséquent, elle ne touche que très peu les petites et moyennes entreprises, mais davantage les grandes multinationales, les banques et  les holdings. Celles-ci participent à plus de deux tiers du revenu de la taxe professionnelle. Supprimer la taxe, revient donc à supprimer un impôt pour ces grandes firmes et supprimer des prestations qui profitent à toutes et tous. Est-ce vraiment ce que nous voulons ?

En supprimant la taxe professionnelle, la droite cherche, ainsi, à préserver, voir, à rendre encore plus attractive Genève pour ces types d’entreprises. Mais à quel prix ?

La taxe professionnelle rapporte en moyenne 125 millions de francs par année à la Ville de Genève, cela représente 10% du budget annuel. Alors, imaginez-vous devoir couper 10% dans les prestations du service public. Quels services supprimeriez-vous ? Les crèches (89 millions CHF) ? Les agents municipaux (37 millions CHF)? Les bibliothèques (35 millions CHF) ? La Voirie (59 millions CHF) ?

Sacrifier le service public sur l’autel de l’attractivité fiscale est non seulement contraire à l’intérêt général mais dénote également une vision à courte vue.

D’une part, les Hedge Funds et les grandes multinationales bougent rapidement. Elles sont ici aujourd’hui, mais peuvent repartir demain. Il est donc dangereux de déterminer notre politique fiscale en fonction de ces entreprises.

D’autre part, à écouter la droite, on pourrait faire toujours plus avec toujours moins ! Cela est faux, sauf à vouloir pousser les collectivités à s’endetter… On sait où cela nous mène !

Si nous voulons préserver notre qualité de vie et celle de nos enfants, il est inimaginable de supprimer la taxe professionnelle. Un moyen juste de garantir un service public de qualité !

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