Aujourd’hui, 7 février 2011, cela fait 40 ans que les Suissesses ont le droit de vote au niveau fédéral. Et pourtant, rien n’est acquis !

En ce même jour de février 1971, ils étaient 65.7% d’hommes à s’être exprimés en faveur du droit de vote des femmes. Cette votation avait été précédée d’un refus sur le même sujet en 1959. Cependant, depuis 1959, le canton de Vaud avait fait matière de pionnier en ouvrant le droit de vote aux Vaudoises. Neuchâtel et Genève ont suivi quelques années après.

Cette date marque un tournant et l’aboutissement d’une lutte de plusieurs décennies. C’est au début du XXème siècle et à l’époque des suffragettes, que les premiers mouvements féministes sont apparus en Suisse. Ces femmes qui les composaient se sont battues, dès lors, pour l’introduction du suffrage féminin. Elles ont dû attendre plus d’un demi-siècle pour gagner un droit qui était déjà acquis depuis la première moitié du XXème siècle pour bon nombre de pays européens.

Aujourd’hui, 40 ans après, qu’en est-il ? Le féminisme est-il dépassé comme on peut l’entendre dire ?

Pour ma part, je crois qu’il reste encore un long chemin à parcourir avant d’atteindre une réelle égalité entre hommes et femmes. C’est pourquoi, le féminisme possède, plus que jamais, un rôle à jouer dans et pour la société. Car, force est de constater, que nous vivons encore dans une société fortement inégalitaire et trop souvent « patriarcale ».

D’un point de vue politique, nous pouvons nous féliciter de la majorité de femmes au sein du Conseil fédéral. Cependant, il reste en amont une sous représentation de celles-ci. Elles ne sont que 21.7% au Conseil de États et 29.5% au Conseil National. Au Grand Conseil Genevois, elles n’occupent que 28 sièges sur cent. Par rapport à la proportion de femmes en Suisse, cela indique une sous représentation marquante, qui nuit à la défense des intérêts d’une partie de la population.

Qu’en est-il dans la sphère du travail. À fonctions égales, un homme gagne en moyenne 20% de plus qu’une femme (Sources OFS). Je trouve cela scandaleux, en sachant en plus, que cet écart a encore augmenté depuis deux ans. Il faut savoir que dans certains secteurs tels que : « l’industrie textile », « les assurances » ou les « services personnels », les travailleuses gagnent jusqu’à 29% de moins que les hommes.

Que ce soit au sein d’entreprises privées ou publiques, des solutions existent à chaque niveau pour tendre à  davantage d’égalité. Celles-ci se doivent de mettre en œuvre des conditions de travail propices à l’épanouissement de chacun et de chacune. En ce sens, aucun facteur, tel que le sexe, ne peut être source de discrimination.

C’est dans cet état d’esprit que, depuis 2007, je me bats avec ferveur pour une politique égalitaire. En plus de sensibiliser les Genevoises et les Genevois sur cette thématique, la Ville a adopté en 2009 un règlement pour la réalisation de l’égalité entre femmes et hommes au sein de l’administration. De plus, avec le nouveau statut du personnel de l’administration, un congé parental et paternité ont été introduits, ainsi qu’un prolongement à 20 semaines du congé maternité.

Parce que rien n’est acquis ; comme la Ville de Genève, continuons à nous battre en agissant concrètement pour une véritable égalité des sexes.

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