Vendredi dernier, je me suis rendue à l’EMS du Petit-Saconnex, avec mon collègue Pierre Maudet, afin de rencontrer les résidant-e-s de l’établissement. Cette visite avait entre autre pour but de débattre de la place des aîné-e-s dans notre Ville.

La discussion s’est très vite cristallisée sur le ressenti que peuvent avoir les personnes âgées quant à leur fragile place dans la société d’aujourd’hui. En présence de deux de leurs magistrat-e-s communaux-ales, ce fût l’occasion pour une grande partie des pensionnaires présent-e-s de faire part de leurs mécontentements et peurs des rues de Genève. Pour ces aîné-e-s, trottinettes, vélos, poussettes, jeunes qui courent et crottes de chien sur les trottoirs représentent bon nombre d’obstacles et de dangers au quotidien.

Je comprends cette peur et me mets à leur place. Mais je crois en réalité que cela concerne tout le monde. Même si à mon âge, je suis moins vulnérable, les incivilités me touchent aussi et nuisent à mon bien-être.

Mais au fait, qu’est ce que mon bien-être ? Cela se confine-t-il uniquement à ma petite sphère privée ? Me faut-il des œillères pour ne prêter attention qu’au bout de mon nez et ne jamais regarder ce qui m’entoure ?

Non ! Je crois que le bien-être est quelque chose qui se partage et qui se vit ensemble. Si chacun-e vit égoïstement, c’est le bonheur d’autrui qui en pâtit. Dans une ville, il faut savoir vivre ensemble pour vivre heureux. C’est le principe du contrat social. Nous vivons dans une même communauté dans laquelle nous dictons des règles que nous devons appliquer afin de ne pas tomber dans l’anarchie.

C’est pourquoi, il existe des petits gestes de tous les jours qu’il est nécessaire d’appliquer afin de respecter autrui. Descendre de son vélo sur un trottoir, circuler sur sa trottinette de façon modérée, ou encore, ramasser les crottes de son chien. Même si pour moi, un jeune qui roule en trottinette ne me fait pas peur, je comprends qu’une personne âgée avec peu d’équilibre soit craintive à la vue du « bolide ». Je pense qu’il est important de se mettre à la place de celles et ceux qui nous environnent afin de les respecter. Ces attitudes à adopter font partie des règles pour vivre ensemble.

En respectant les règles de notre société que nous fixons et en comprenant les différences qui existent entre chaque individu, nous construisons, ensemble, notre Ville.

Le respect des autres, c’est la garantie de la meilleure des sécurités qui soit.

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