Aujourd’hui en Suisse, 118 000 travailleuses et travailleurs vivent en dessous du seuil de pauvreté. On appelle ces gens des « working poor » ou « travailleurs pauvres ». Ce sont des hommes et des femmes qui travaillent à 100% et qui en contrepartie reçoivent un salaire de moins de 2 400 francs par mois pour une personne vivant seule. Avec un tel salaire, comment vivre dignement?  Cette situation est inacceptable qui plus est dans un pays riche comme le nôtre !


Consciente de ce problème, l’Union Syndicale Suisse  lance aujourd’hui, avec les partis de gauche, une initiative populaire fédérale pour instaurer un salaire minimum légal à 22 francs horaire, soit 4 000 francs par mois. Les avantages d’une telle proposition sont multiples.

Tout d’abord, un salaire minimum met fin au scandale des « working poor » en Suisse et offre à chacun-e un revenu décent. Il faut savoir que derrière chaque travailleur-euse pauvre se cachent bien souvent des enfants qui grandissent dans la précarité. En Suisse, environ 230 000 enfants vivent dans cette situation. Dans un pays opulent, c’est simplement inadmissible !

Un salaire minimum apporterait également une plus juste répartition des richesses. En Suisse, depuis 2002, l’écart salarial entre le salaire le plus bas et le plus élevé dans la même entreprise a augmenté de 70%. A qui profitent les bénéfices ? Je vous laisse deviner.

Un salaire minimum représente également des économies pour les cantons et les communes. Prenons l’exemple d’une personne qui ne gagne pas suffisamment pour vivre et qui est donc prise en charge par différentes aides de l’Etat. Un salaire minimum, rend les aides superflues.  Cela permet une augmentation du pouvoir d’achat soit la possibilité de consommer davantage et donc de soutenir la croissance économique.

Enfin, un salaire décent pour toutes et tous assure des conditions de travail dignes. Cela protége des effets néfastes du dumping salarial en stoppant la sous-enchère salariale. Cette mesure a également l’avantage de renforcer les Conventions Collectives de Travail (CCT). Celles-ci n’assurent en effet pas obligatoirement un salaire minimum ou alors bien souvent trop bas. Il faut savoir qu’en Suisse seulement la moitié des entreprises en sont signataires.

Bref, un salaire minimum légal, c’est assurer des conditions de rémunération du travail pour toutes et tous. C’est améliorer la qualité de vie dans notre pays et créer de l’emploi en stimulant la croissance économique. Enfin, c’est rendre au travail sa vraie valeur et son utilité, soit permettre à toutes et tous d’en vivre dignement !

Pour ma part, je signerai cette initiative, et vous ?

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn
Mots clefs: ,