Vue sur la maison Dufour depuis le 8, rue Crespin, en juilet 1971.

En tant que maire de la Ville de Genève, je vais à la rencontre tous les jours des habitantes et habitants de notre cité. C’est pour moi l’occasion d’écouter leurs attentes et préoccupations et de faire mon possible pour les réaliser. Des fois, il peut arriver que je ne sois pas d’accord avec leurs opinions. C’est là qu’entre en jeu l’importance du dialogue.

Hier soir, l’Association des Sous-Officiers (ASSO) m’avait très gentiment invité, en ma qualité de maire, à célébrer avec eux le début de cette nouvelle année. La réception se déroulait dans la très belle maison du Général G.-H. Dufour dont la ville de Genève est propriétaire. Ils étaient environ une soixantaine de membres de l’ASSO et tous possédaient un trait commun, l’amour de leur pays et l’armée.

Situation cocasse car pour ma part, j’appartiens à un parti qui souhaite abolir, à terme, l’armée. De plus, je suis convaincue des bienfaits qu’aurait l’acceptation par le peuple le 13 février prochain de l’initiative « pour la protection contre la violence des armes ». Rappelons que cette initiative propose, notamment, que les armes de service restent à l’arsenal. Pour ma part, je trouve qu’interdire les armes à la maison, c’est éviter l’irrémédiable.

Il est vrai que ma position est diametralement opposee à celle de ces militaires. Mais j’aime être franche et pour moi, il était hors de question de botter en touche. Alors, j’ai affirmé ce que je pensais et ouvert le dialogue, ce qui est toujours enrichissant.

C’est bien là mon rôle de maire: aller à la rencontre et être à l’écoute des gens, representer notre commune même quand on n’est pas forcément d’accord, discuter et débattre. Je pense que respecter les différences et les opinions est primordial dans notre ville, dans notre société, dans notre démocratie. Le dialogue a toujours fait avancer les choses.

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