Après plus de 34 heures de débat, la Ville de Genève tient son budget 2011! C’est à 3h20 du matin qu’il a été voté. Un record! Social, juste et équilibré, il permet aux habitantes et aux habitants de la commune de continuer à bénéficier de prestations de qualité.

Je me réjouis tout particulièrement du maintien des aides additionnelles aux aînés et aux invalides touchant les prestations AVS et AI. Le montant de l’enveloppe, soit 10 millions de francs, sera versé aux personnes âgées bénéficiant de rentes juste au-dessus du seuil donnant droit aux subventions cantonales.

Voter un budget, c’est faire des choix politiques. Ancrés à gauche, le conseil municipal et le conseil administratif se montrent proches des préoccupations de la population, de celles et ceux qui touchent une retraite nettement insuffisante pour vivre dignement.

C’est pourquoi, depuis plusieurs années, malgré le désaccord cantonal, la Ville de Genève verse des sommes additionnelles à 4750 rentiers de la commune, à raison de 185 francs pour les célibataires et 165 francs pour les couples.

Le Conseil d’Etat juge ces aides contraires au droit fédéral et menace d’invalider le budget. Je ne crains pas cette menace car j’estime que la Ville agit dans le cadre du droit et qu’aucune législation n’interdit le versement de ces sommes.

Cette décision est avant tout politique et doit être considérée comme telle. Dans quelle société voulons-nous vivre? Entre les riches et les pauvres, l’écart ne fait que se creuser à Genève! Je ne souhaite pas que des considérations juridiques vides de sens empêchent une collectivité publique de mener une politique sociale juste et sensée, c’est-à-dire prioritairement en faveur des plus démunis.

La Ville de Genève a besoin de moyens pour faire face à l’évolution de la société et à la dégradation des conditions de vie d’une couche toujours plus large de la population. Je suis satisfaite du refus du conseil municipal d’adoucir la fiscalité. L’Entente voulait réduire le centime additionnel et réclamait la suppression anticipée de la taxe professionnelle. En 2011, selon les prévisions de mes services, cette taxe représente quelque 120 millions de francs!

Inacceptable! Une telle mesure affaiblirait la préservation des prestations et limiterait la politique de désendettement de la commune avec. J’ai à ce sujet consacré un billet le décembre dernier. Diminuer la dette, c’est autant de prestations qui peuvent être fournies à la population, c’est réduire la rente que les contribuables versent aux banques!

Voilà pour le fond.

Le marathon s’est finalement terminé sur un budget harmonieux fixant des charges de fonctionnement de 1 milliard 126 millions de francs et dégageant un bonus de 84 721 francs.  Les investissements atteignent 95 millions de francs, permettant entre autres d’engager du personnel.

C’est bien ce que je souhaitais : un budget social, juste et équilibré!

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