C’est l’un de mes engagements pour mon année de mairie: rencontrer la population, écouter, débattre, expliquer… Hier soir, je me suis livrée à cet exercice avec plusieurs cadres de l’administration de la Ville de Genève dans un immeuble de la Gérance immobilière municipale, au quai du Seujet.

De nombreux locataires ont exprimé leurs doléances, petites et grandes. Une simple porte automatique peut changer le quotidien des mamans avec poussettes ou des personnes âgées à la mobilité réduite. Pour ces mêmes personnes, un ascenseur en panne ou un service défaillant peut chambouler le rythme des journées. Sur ces points, des solutions sont possibles et sont trouvées plus ou moins rapidement.

Mais lorsque quelqu’un vous interpelle et vous dit: «Les dealers passent chaque jour devant l’immeuble, ils m’accostent et cachent leurs produits dans les buissons», la réponse est beaucoup plus compliquée. Sauf si on verse dans la démagogie et le populisme.

En l’occurrence, en tant qu’élue et Maire de la Ville de Genève, j’ai rappelé un fait: la répression du trafic de drogue fait partie des missions de la police cantonale. Même si les agents municipaux peuvent faire un travail de dispersion, la présence des gendarmes cantonaux est indispensable.

Les doléances et les peurs des locataires du Seujet sont parfaitement légitimes. Les habitants des Pâquis et de nombreux autres quartiers se plaignent aussi du “deal” de drogue dans les allées de leurs immeubles.

Alors que fait la police ? Elle ne peut pas être partout, me dit-on. Juste. Mais dans une ville de 400’000 habitants, est-ce normal qu’un seul poste de police soit ouvert jour et nuit (Pecolat)? Et-ce compréhensible que ce dernier ne compte que cinq agents ? N’y a-t-il pas un terrible problème d’effectif ?

La droite, qui est majoritaire au Grand Conseil, doit prendre ses responsabilités. Elle ne peut à la fois faire campagne sur le thème de l’insécurité et refuser de voter des postes supplémentaires pour la police…

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