Le 13 février 2011, nous les Genevois et les Genevoises, seront appelé-e-s à nous prononcer sur un projet d’amnistie fiscale. Cette proposition vise à inciter les contribuables qui n’auraient pas déclaré l’entièreté de leur revenu et fortune à se dénoncer. Ce faisant, ces dernier-ère-s bénéficieront d’un rabais de 70% sur le montant dû et de 60% entre 2012 et 2014.

Cette proposition politique est à mon sens problématique dès lors qu’elle contrevient au principe fondamental d’égalité devant l’impôt.

Car on l’oublie un peu vite mais payer des impôts, c’est avant tout se garantir des prestations publiques de qualité (crèche, école, HUG, voirie, transports publics, accès à la culture notamment). Moins d’impôts, c’est moins de prestations. A ce jeu-là les premier-ère-s perdant-e-s sont les classes moyennes et les familles.

Dès lors, j’estime qu’il est inacceptable de quittancer les comportements de celles et ceux qui fraudent le fisc. La pratique est encore plus illégitime que l’on parle ici de montants faramineux non payés par des individus qui possèdent largement les moyens financiers de s’acquitter des versements demandés.

Pour vivre ensemble, il est indispensable que chacun et chacune respecte les règles du jeu.

En ma qualité de conseillère administrative chargée des finances de la Ville de Genève, mon rôle est de veiller à ce que l’argent du contribuable soit investi de façon judicieuse et à ce que chaque Genevoise et chaque Genevois puisse en bénéficier en retour. Chaque sou compte!

Alors amnistie fiscale ou amnésie fiscale, à vous de choisir!

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