David Hiler a eu droit aux égards de la Tribune de Genève ce lundi. Le grand argentier cantonal défend son idée d’instaurer une réserve conjoncturelle pour les communes genevoises, au motif que les prévisions fiscales transmises aux communes ne seraient pas fiables. Le ministre des Finances laisse entendre que les prévisions du canton sont bien meilleures. Vu de ma “petite” commune, je relève que les marges d’erreur des estimations cantonales qui nous sont transmises pour le budget et surtout pour les comptes restent importantes.

Vu du canton, les vilaines communes feraient donc preuve d’un excès de prudence pour ne pas fournir de prestations à la population, préférant même agrandir leurs mairies au détriment de l’engagement de jardinières d’enfants. Elles investiraient trop. Exit donc les meilleures intentions du plan de relance par l’investissement. Laissons l’Etat investir et aux communes les jardins d’enfants…

Ayons une fois pour toutes le courage d’avouer que les aléas fiscaux proviennent des délais de traitement importants des déclarations fiscales des plus importants contribuables et qu’aucune pirouette comptable ne solutionnera cette question.

Pirouette comptable justement, la réserve conjoncturelle est-elle la solution miracle pour amortir les aléas des approximations successives des estimations de la production fiscale comptabilisée? Je ne le pense pas. Plus grave et personne n’en est dupe, ce blanc-seing n’est qu’un cache-misère pour mieux priver les communes de ressources fiscales par la suppression savamment planifiée par le Conseil d’Etat de la Taxe professionnelle communale. Pour la Ville de Genève, cela équivaudrait à un montant d’environ 115 millions de francs.

115 millions que nous utilisons chaque année pour fournir des prestations à la population dans les domaines culturel, sportif et social!

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