La presse mexicaine était bien là, largement mobilisée par le troisième Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux, à Mexico City, auquel j’ai eu le privilège de participer en qualité de Maire de la Ville de Genève (mon billet du mardi 23 novembre).

Tous les jours ou presque, les journaux de la capitale ont couvert la manifestation. Ils ont traité avec brio des principaux thèmes d’intérêt pour les habitante-s des centres urbains de la planète (3000 mairies étaient représentées). De quoi motiver la “délocalisation” de ma revue de presse de la semaine au Mexique. Une revue de presse “accompagnée” pour celles et ceux qui ne lisent pas l’espagnol.

Je commencerai pas le journal Excélsior, qui a mis l’accent sur le “risque de perte de valeurs” des habitant-e-s des grandes villes. “La crise globale que nous traversons affecte notre système social”, plaide José Narro Robles, recteur de l’Université nationale et autonome du Mexique. Dans le même article, Antonio Costa, Maire de Lisbonne, se veut en revanche plutôt optimiste: “Dans 50 ans, les villes seront libres et démocratique, la pauvreté sera éradiquée, l’égalité des chances sera une réalité en matière d’opportunités éducatives pour les enfants, il y a aura une bonne qualité de vie et surtout, les villes seront cosmopolites”.

Ce potentiel de changement existe, il est vrai. Mais il dépend largement à mon sens de l’attitude des habitant-e-s, de leur reconnaissance des devoirs qu’ils ont vis-à-vis de la société ainsi que de la reconnaissance de leur droits par les autorités dans le cadre de l’exercice collectif de la citoyenneté.

Le quotidien El Universal insiste pour sa part sur l’urgence d’un nouveau modèle social et économique. Un modèle qui, selon le journal Reforma, doit se fonder sur le principe de l’équité, tant sur le plan fiscal que de l’accès aux transports et aux biens publics en général, parcs, eau, etc. Joan Clos, directeur de ONU-Habitat, se fait dans les colonnes du journal le porte-parole des revendications émises à ce sujet par les Nations Unies.

Dans le quotidien La Jornada, j’ai affirmé qu’aucune leçon ou morale n’a été tirée de la crise économique de 2008. Le système financier a renoué avec ses vieilles habitudes. Alors que les villes continuent de subir les effets de la tempête. La pression est toujours forte sur les collectivités publiques pour qu’elles baissent les impôts, pénalisant le financement des politiques sociales!

Au Sommet mondial de Mexico City, les dirigeants locaux et régionaux ont renforcé la prise de conscience que les enjeux locaux sont aussi des défis globaux. Ce que la presse mexicaine a bien mis en évidence.

La derecha quiera anular garantías universales: alcaldesa de Ginebra, La Jornada, 20 novembre 2010

Cumbre de Alcaldes: Urge ONU a impulsar ciudades equitativas, Reforma, 19 novembre 2010

Riesgo al perder valores, Excélsior, 19 novembre 2010

Urge cambiar el modelo social y ecónomico, El Universal, 19 novembre 2010

Servicios deben aprirse a la IP: alcaldes, El Economista, 19 novembre 2010

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