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Il est retenu dans les prisons syriennes depuis l’été 2009. Muhannad Al-Hassani, est le second lauréat, en dix-huit années d’existence du Prix Martin Ennals pour les défenseurs des Droits de l’Homme, à ne pas pouvoir recevoir cette récompense en personne. La cérémonie de la remise du prix, le 15 octobre dernier, a consacré l’immense courage de cet avocat syrien et son engagement sans faille en faveur des droits humains. La Ville de Genève appuie le Prix Martin Ennals car il est l’équivalent d’un Prix Nobel qui honorerait l’engagement personnel et sur la durée de femmes et d’hommes qui se lèvent, au nom de la justice universelle contre la raison d’Etat.

En sa qualité de président de l’Organisation syrienne de défense des droits humains (Swasiya), Muhannad Al-Hassani avait attiré l’attention sur les procès inéquitables de prisonniers politiques. Ce qui lui a valu en juin dernier une condamnation à trois ans d’emprisonnement pour «diffusion de fausses nouvelles pouvant affaiblir le moral de la nation». Depuis six ans, les autorités syriennes refusent à la Swasiya le droit de s’enregistrer officiellement. Depuis six ans, Muhannad Al-Hassani est interdit de voyager. Comme sa vie, son travail et ses engagements, la cérémonie du Prix Martin Ennals lui a été confisquée! Nous sommes en pensées avec lui, nous savons qu’il est parmi nous. Je souhaite qu’il sache que nous sommes avec lui.

Cher Monsieur Muhannad Al-Hassani, nous aimerions avoir comme vous le courage de David contre Goliath et nous opposer simplement – mais intégralement – à l’abus de pouvoir et à l’arbitraire. Nous vous remercions pour ce que vous offrez et pour ce que vous représentez aux yeux de toute personne qui choisit de lutter en faveur des droits humains!

Retrouvez l’intégralité de mon discours dans Scribd et les vidéos réalisées et projetées au cours de la cérémonie sur le site web de la Ville de Genève.

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