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Genève et Rome, deux villes qui me sont très chères, sont aujourd’hui liées par la mémoire d’un Genevois illustre, Henri Dunant. Dans quelques jours, le 30 octobre, nous commémorerons la mort du fondateur de ce qui est devenu le grand mouvement de la Croix-Rouge internationale. La Croix-Rouge italienne lui rend hommage, ce jour, dans la capitale de l’Italie, où je me suis rendue pour représenter Genève, ville natale d’Henri Dunant et siège du CICR.

Un Genevois illustre mais surtout un Genevois universel. Après Calvin, qui fit de Genève la “Rome protestante” et la ville du refuge, et après Rousseau qui propulsa Genève dans l’universalisme des Lumières, Henri Dunant est la troisième personnalité genevoise d’envergure universelle. Il a permis à notre cité de devenir une ville de renommée mondiale, jouant aujourd’hui un rôle de première importance dans l’architecture des Nations Unies.

Parce que son héritage est immense, Henri Dunant mérite d’être célébré peut-être plus que tout autre citoyen suisse. A Rome, il a avait séjourné quelques temps, mais surtout il avait reçu en 1860 une importante distinction de la part du roi Victor-Emmanuel II. Tout a commencé sur les terres italiennes, à Solferino, en juin 1859. Une atroce et sanglante bataille, racontée par Henri Dunant dans Un souvenir de Solferino, avait eu lieu près de cette bourgade piémontaise.

Genève et Rome se souviennent et se souviendront toujours d’Henri Dunant.

Retrouvez mon allocution en français et en italien prononcée au siège de la Croix-Rouge italienne à Rome.

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