On savait depuis un moment que Barack Obama allait retirer ses troupes de l’Irak. On attendait la décision officielle. Elle est tombée mardi. Annoncer l’arrêt d’une campagne militaire est un exercice peu ordinaire de communication politique. Pour ma part, j’ai souvent eu le sentiment que le président s’engageait à entretenir volontairement le flou. Je n’ai par exemple pas encore très bien saisi comment il entend concilier la fin de l’engagement “actif” de son armée et la présence de quelque cinquante mille soldats armés jusqu’aux dents sur le territoire irakien. Et vous?

Critique virulent à l’époque de l’invasion en 2003 alors qu’il était sénateur, le président des Etats-Unis estime que les enjeux pour la sécurité de son pays face à Al-Qaïda se concentrent pour l’heure en Afghanistan. En attendant, l’Irak, qui n’a toujours pas de gouvernement cinq mois après les législatives, reste la cible d’incessants attentats meurtriers attribués… à Al-Qaïda.

Des zones d’ombres demeurent dans l’épilogue de cette invasion qui a provoqué des dizaines de milliers de victimes parmi les civils en sept ans. L’annonce du retrait a été l’occasion pour les journalistes de dresser des bilans. Dont celui des milliards gaspillés pour la reconstruction ou de la (in)capacité des autorités irakiennes de reprendre en main la destinée de leur pays. Voici une revue de presse empreinte de pessimisme et de scepticisme.

“L’Irak manque d’un socle pour un avenir serein”, Le Temps, 2 septembre 2010

Avis de brume sur la transition en Irak, Le Temps, 2 septembre 2010

“Parce que vous pensez que les Américains vont vraiment partir?”, Le Temps, 2 septembre 2010

L’Irak livré à lui-même, Le Matin, 1 septembre 2010

“Obama: il est temps de tourner la page irakienne” (discours télévisé), Le Matin, 1 septembre 2010

Barack Obama attaqué sur tous les fronts, Tribune de Genève, 31 août 2010

Milliards gaspillés pour la reconstruction, Le Temps, 31 août 2010

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