J’ai rappelé hier un principe fondamental dans la Tribune de Genève: “Les collectivités publiques se doivent d’être irréprochables en matière de mandats confiés à des privés”. A cet égard, je considère que le conflit de travail chez ISS Aviation est un cas d’école pour le Conseil administratif de la Ville de Genève. Notre message est clair: nous retirerons 500000 francs de sous-traitance à l’entreprise de nettoyage d’avions (et d’abribus), si celle-ci ne reconduit pas les conventions collectives avec ses collaborateurs et collaboratrices.

Je considère que la révocation de la CCT pose problème au regard de l’éthique sociale des entreprises avec lesquelles nous entretenons des relations contractuelles. Voilà la raison pour laquelle la Ville de Genève a décidé de prendre position. Demain, avec mon collègue Rémy Pagani, je recevrai des représentants de la Communauté genevoise d’action sociale (CGAS) et de l’Union des associations patronales genevoises (UAPG). Nous discuterons du dossier ISS, mais également de critères garantissant l’éthique des marchés publics et des sous-traitants.

En intervenant dans ce conflit de travail, la Ville de Genève affirme son engagement social aux côtés des travailleuses et des travailleurs.

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