Le jeu du bonneteau est une arnaque. Cette pratique frauduleuse se propage comme une traînée de poudre dans les rues les plus fréquentées de Genève. Au quai du Mont-Blanc, dans les Rues Basses, au Jardin Anglais ou encore sur la Plaine de Plainpalais, des groupes d’escrocs dupent les badauds insouciants qui misent de l’argent. Avec un apport minimal de 100 francs, les participants ne gagnent jamais et … perdent parfois beaucoup.

L’arnaque se décline comme suit : un homme manie trois boîtes d’allumettes ou des gobelets, il fait mine d’y cacher une boule et invite les participant-e-s à deviner, moyennant préalablement 100 francs, où se trouve l’objet du pari. L’homme est entouré de guetteurs et de complices qui se font passer pour des joueurs habituels et … chanceux. De mèche avec le meneur, ils font semblant de gagner les sommes en jeu et incitent les badauds à miser. Ces attroupements apparaissent et disparaissent tout aussi vite devant l’arrivée des agents de police. Désuet mais diablement efficace! La contravention, de 30 à 100 francs, n’a vraisemblablement pas d’effet dissuasif…

Depuis ce printemps, le phénomène a pris des proportions inquiétantes. D’où la campagne de prévention de la Ville (menée par mon collègue Pierre Maudet) et du Canton de Genève (menée par la conseillère d’Etat Isabel Rochat) : 8’000 papillons français / anglais distribués par la police municipale dans les hôtels et les commerces et 30’000 autres prochainement diffusés en huit langues par la police cantonale. Ces affichettes préviennent les touristes – moins informés et donc moins méfiants que les Genevoises et les Genevois – des dangers du bonneteau. Un jeu où jouer, c’est à coup sûr se faire piéger. A éviter à tout prix !

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