L’équipe suisse entre dans le vif du sujet aujourd’hui contre l’Espagne. La Coupe de monde de football commence pour de bon pour les supporters helvétiques. Je ne suis pas fan mais … je reconnais que le football est le seul sport qui suscite un immense engouement populaire. Dans la liesse qui emporte les amateurs de ce sport, il y a un phénomène très égalitaire. D’où qu’elles ou ils viennent, les supporteures et les supporteurs vibrent de la même façon. C’est l’un des mérites de la grand-messe de football qui a lieu tous les quatre ans. Je considère toutefois qu’il y a aussi des contradictions à relever.

Tout d’abord, un constat: l’équipe suisse est, comme toutes les équipes du monde, principalement constituée de fils d’immigrés, de “secundos”. Placés pendant un mois au centre du monde, ces fils-là représentent la Suisse en Afrique du Sud. Paradoxalement, ils portent à l’extérieur le drapeau d’un pays dans lequel on a singulièrement durci ces dernières années les législations en matière d’accueil des étrangers et des requérants d’asile.

Je ne peux ignorer l’écart entre l’attachement populaire à ces fils d’immigrés qui portent fièrement les couleurs de leurs pays et le durcissement que les votations récentes imposent aux nouveaux arrivants. Si le football peut encore véhiculer du sens, c’est l’esprit de cohésion au sein d’un collectif multiculturel.

Un enseignement que – je l’espère – le vacarme des vuvuzelas et le spectacle médiatique ne parviendront pas à occulter, l’espace de nonante minutes.

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