AVANT-PROPOS: Avec Eric Sottas, j’inaugure une nouvelle rubrique dans ce blog. Elle s’intitule l’ “Image de la semaine”. Tous les mardis, elle mettra en valeur l’engagement, le combat ou le parcours d’une personne ou d’une “personnalité” ou encore un sujet d’actualité.

ERIC SOTTAS:
Il y a des hommes qui ont marqué leur époque par un engagement sans faille dans la cause qu’ils défendent. Eric Sottas est de ceux-là. Le directeur de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) fête, le 23 juin 2010, les vingt-cinq ans de l’institution qu’il a fondée en juin 1985. J’aurai le privilège de participer à la célébration de cet événement qui culminera avec la signature du manifeste intitulé “Nulle circonstance ne permet de tolérer la torture”. Ce sera l’une des dernières campagnes internationales qu’Eric Sottas mènera à la tête de l’OMCT. Ce Genevois illustre prendra sa retraite au printemps 2011. En ma qualité de Maire, je lui exprime d’ores et déjà la reconnaissance et la gratitude de la Ville de Genève. Son infatigable dévouement aura contribué à marquer les meilleures conquêtes de la communauté internationale dans la lutte contre la torture et les traitements inhumains.

Il y a vingt-cinq ans, Eric Sottas a commencé seul, sans le moindre soutien financier. En décembre 1984, l’Assemblée générale des Nations Unies ratifiait la Convention contre la torture, qui entrera en vigueur en 1987. Avec un groupe d’amis, il aura alors l’idée de mettre sur pied une organisation qui s’engage pour l’éradication de la torture dans le monde. Un quart de siècle plus tard, l’OMCT continue de jouer un rôle de tout premier plan dans la défense des Droits de l’Homme, aux côtés entre autres de Human Rights Watch, de Amnesty International et de la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme.

“On aurait pu espérer, après la Conférence de Vienne de 1993, que la prohibition absolue de la torture ne serait qu’une norme acquise…. Après le 11-Septembre 2001, force est de constater une régression sur ce plan” : Eric Sottas ne cesse de dénoncer les pratiques des Etats qui détournent la convention onusienne sous couvert de la lutte contre le terrorisme et de la sécurité interne. Comment regagner le terrain perdu? Le directeur de l’OMCT est certain que “seule l’attitude personnelle fait la différence. Celles et ceux qui disent non, au péril de leur vie, peuvent imposer la prohibition de la torture comme un absolu indiscutable.” De ce front anti-torture, il faut en être. Résolument.

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